Guatemala: Escale attendue du pape pour la canonisation de Pedro de Betancurt
Guatemala Ciudad, 29 juillet 2002 (APIC) Le pape Jean Paul II est attendu lundi à 15 heures, (heure locale) à l’aéroport international «Aurora» de Guatemala Ciudad, la capitale guatémaltèque.
Alors que croît l’attente des habitants de la ville, le quotidien «Prensa Libre» a annoncé que la délégation qui recevra le pape sera composée entre autres, de l’ancien dictateur et actuel président du Congrès Efraín Ríos Montt.
La présence de l’ancien général dans le comité d’accueil a incité certains militants de défense des droits humains à rappeler que Ríos Montt avait refusé une demande de clémence de Jean Paul II et avait fait fusiller six personnes à quelques jours seulement de la visite du Pape au Guatemala. Au Guatemala, Rios Montt est appelé «le dictateur aux mains rouges de sang».
Aujourd’hui, le pays passe pour être le plus violent d’Amérique latine, après la Colombie. Corruption, assassinats, trafic de drogue, prostitution et règlement de compte sont les lots quotidiens de la vie. Récemment encore, 5 adolescents des rues ont été assassinés durant leur sommeil. Dans les milieux des droits de l’homme, on estime qu’il s’agit là d’un acte des brigades de la mort, liées à l’armée, très proche de Rios Montt.
Le militant Miguel Sandoval a déclaré à «Prensa Libre» qu’il s’agit d’un véritable «outrage», aggravé par le fait de «l’assassinat de six personnes dont la responsabilité effective n’a jamais été établie avec certitude».
Pour permettre à tous les fidèles de prendre part à l’événement, les autorités ont décrété lundi et mardi journées chômées et payées. Les équipes chargées de la préparation sont en train de donner les dernières retouches aux préparatifs précédant le moment phare de cette visite, aux yeux des habitants: la proclamation de la sainteté de Frère Pedro de san José de Betancurt, prévue pour mardi à l’hippodrome de la capitale.
Le procès pour la canonisation de ce saint est resté pendant trois siècles dans les tiroirs des bureaux de la curie romaine. Ce n’est que le 22 juin 1980 que le pape Jean Paul II déclara Bienheureux Frère Perdo, un missionnaire arrivé au Guatemala des îles Canaris. Il a vécu pendant 15 ans comme apôtre de la charité près les Indios et les populations d’origine africaine. Il fut le fondateur d’un ordre vers la fin de 1600. Le pape le proclamera saint en présence de la population qui le vénère depuis plus de 300 ans. (apic/minsa/pr)
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