Liban: Session du Conseil des évêques maronites pour commémorer les rafles du 7 août 01
Beyrouth, 8 août 2002 (APIC) Le Conseil des évêques maronites libanais a tenu mercredi matin, au siège patriarcal maronite d’été, à Dimane, sa réunion mensuelle sous la présidence du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir. Une session au cours de laquelle les évêques maronites ont commémoré les rafles menées il y a un an dans les rangs chrétiens par le pouvoir pro-syrien en place au Liban, et demandé la libération des 3 personnes encore emprisonnées.
Dans un communiqué publié au terme des travaux, les évêques maronites ont invité l’Etat à « veiller au respect des libertés et des droits de l’homme au Liban ».
« En ce jour du 7 août, souligne le communiqué, nous célébrons l’anniversaire des rafles qui ont visé les jeunes qui avaient exprimé leur satisfaction à la suite de la visite du patriarche au Chouf. Ces arrestations ont laissé de graves séquelles dans les esprits, de même qu’elles ont dénaturé la portée de cette visite qui avait été favorablement accueillie par les citoyens épris de réconciliation et de paix ». Les évêques demandent la remise en liberté de ceux qui ont été arrêtés injustement. « La réconciliation doit englober toutes les fractions et les régions libanaises ».
Sur les 200 personnes arrêtées le 7 août 2001 par les services de renseignements de l’armée, à l’insu du gouvernement, seul Toufic Hindi, conseiller politique du parti interdit des Forces Libanaises, condamné à 15 mois de prison pour « contact avec l’ennemi israélien », et deux journalistes, Antoine Bassil et Habib Younès, sont encore en prison.
Le Conseil des évêques a d’autre part applaudi à « tous les efforts visant à unifier les rangs des Libanais afin qu’ils puissent sortir le pays de l’impasse ». « Il est regrettable de voir que chaque fraction ou parti fait face à des dissensions internes, alors que les Libanais devraient se rencontrer et dialoguer dans un climat de franchise, comme ils l’avaient fait au lendemain de l’indépendance, après la fin du mandat français lorsque chrétiens et musulmans s’étaient réunis afin de proclamer le pacte national non écrit ».
Abordant enfin la conjoncture régionale, le Conseil des évêques a souligné que « les projets partitionnistes évoqués par les instances internationales ainsi que les propositions de révision de la carte des pays de la région et les menaces de frappes contre certains pays devraient pousser les Libanais à unifier leurs rangs et leur vision de l’avenir afin de faire face aux défis qui pointent à l’horizon ». (apic/com/pr)
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