Un rapport de l’épiscopat dénonce la discrimination contre les filles

Inde: Mgr Thakur demande que la journée des filles soit marquée dans chaque paroisse

Delhi, 1er septembre 2002 (PIC) La journée dédiée à l’enfant indienne, le 8 septembre prochain, doit être marquée par une active participation dans toutes les paroisses et instituts éducatifs de l’Inde. Tel est l’appel lancé par Mgr John Baptist Thakur, évêque de Muzaffarpur. La Commission pour les femmes de la Conférence épiscopale indienne (CBCI) dénonce les nombreuses discriminations des parents contre les filles.

En rappelant la persistance de préjugés à l’égard des filles au sein de la société indienne, le prélat a invité à « lutter pour réparer ce déséquilibre », rapporte l’agence de presse missionnaire MISNA. « La Commission pour les femmes vous demande une collaboration passionnée pour participer à la prise de conscience sur ce préjudice qui touche le sexe féminin et demande aux gens de changer de mentalité », a ajouté Mgr Thakur, son président. « Les enfants des deux sexes sont précieux pour Dieu et pour la société », a déclaré l’évêque.

Un rapport élaboré par la CBCI souligne la discrimination dont sont victimes les filles de la part des parents. Celle-ci va de l’allaitement au sein aux soins médicaux, en passant par la nutrition. Souvent, les familles les plus pauvres envoient au travail les filles dès l’âge de 5 ans et dans les cas les plus désespérés, les fillettes sont vendues à des entremetteuses qui les mettent dans le circuit de la prostitution. En outre, les cas de violence sexuelle dont sont victimes les petites filles par leurs parents ou ceux qui les utilisent comme domestiques sont fréquents.

Abandon de filles ou avortement

La CBCI souligne qu’en Inde il y aurait 105 femmes pour 100 hommes. Autrement dit, sur une population de 1,03 milliard les habitants de sexe féminin seraient 528 millions. Les chiffres officiels parlent de 496 millions de femmes, donc 32 millions « en moins ». Il en est ainsi, affirme la Conférence épiscopale, parce qu’on les laisse mourir ou certaines d’entre elles ne voient jamais le jour. Il est établi que les femmes qui savent qu’elles sont sur le point de mettre au monde une fille préfèrent parfois recourir à l’avortement. (apic/misna/bb)

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