Pour les Jeux Olympiques de 2004 à Athènes
Rome, 2 septembre 2002 (APIC) Jean Paul II demande une « trêve durable de toute violence » lors des Jeux Olympiques qui auront lieu à Athènes en 2004. Recevant à Castel Gandolfo le 2 septembre le nouvel ambassadeur grec auprès du Saint-Siège, le pape a souligné le rôle que la Grèce peut jouer auprès de la Communauté européenne pour réinsérer la dimension religieuse dans la Constitution européenne et pour l’élargissement de l’Europe.
Dans la perspective d’une Europe au service de la paix, le pape demande « une trêve durable de toute violence » à l’occasion des prochains Jeux Olympiques qui auront lieu à Athènes en 2004. « Que cet événement sportif soit une manifestation joyeuse de l’appartenance de tous à une même communauté humaine, fraternelle et solidaire » souhaite Jean Paul II, dans « l’esprit pacifique et de saine stimulation » qui sont les « éléments fondateurs des Jeux Olympiques ».
Dans son discours lors de la réception du nouvel ambassadeur de Grèce au Vatican, Christos Botzios, le pape a par ailleurs insisté auprès du gouvernement grec pour « un statut juridique » de l’Eglise catholique en Grèce, dans le respect de la liberté religieuse effective des catholiques, et « accordant aux diocèses et aux communautés locales les moyens nécessaires à leur mission ».
Promouvoir la dimension religieuse dans la Constitution européenne
Le pape souhaite également que la Grèce joue un rôle important auprès des instances communautaires pour que soit reconnue et exprimée de manière heureuse cette dimension religieuse. « J’ai exprimé à plusieurs reprises ma préoccupation à cet égard, et notamment mon regret de voir que les communautés de croyants n’étaient pas explicitement mentionnées au sommet de Laeken, en vue d’une possible Constitution européenne » peut-on lire dans le message en français remis au diplomate.
Précisant que la foi chrétienne « est l’un des éléments constitutifs » de la nation grecque, Jean Paul II rappelle que cet héritage religieux est non seulement « un élément important de sa culture » mais aussi « une source qui peut donner du dynamisme et des perspectives d’avenir à la construction européenne ».
Dans son discours annuel au corps diplomatique le 10 janvier 2002, le pape avait considéré cette « marginalisation des religions » comme « une injustice et une erreur de perspective », regrettant ainsi que « les communautés de croyants » n’aient pas été mentionnées parmi les partenaires qui devront contribuer à la réflexion en vue d’un projet de Constitution de l’Union européenne.
Ouvrir l’Europe pour assurer la paix
Quant à l’ouverture de l’Europe vers les autres pays européens, le pape s’est « réjoui de l’attention portée par les autorités grecques à l’élargissement de l’Europe, en particulier aux pays des Balkans. Il est évident, souligne-t-il, que « l’ouverture aux différentes nations européennes permettra de faire reculer durablement tout risque d’affrontements dans cette région, pour que ne se renouvellent pas les dramatiques conflits qui l’ont ensanglantée à la fin du vingtième siècle ».
Pour Jean Paul II, « l’accueil progressif de tous les pays consolidera chez les peuples une culture de paix et de la solidarité », permettant à ces « peuples différents de se rencontrer, de dialoguer et de mettre en oeuvre des projets communs pour le bien de tous les habitants ».
Persévérer dans l’oecuménisme
Le pape demande également aux catholiques grecs de « persévérer » dans la voie d’un « vrai dialogue avec leurs frères orthodoxes », « non seulement sur le plan de la charité fraternelle, mais avant tout dans le domaine théologique ».
Auparavant, Jean Paul II avait rappelé l’importance de sa rencontre avec sa Béatitude Christodoulos en mai 2001, et « la volonté commune de tout faire pour avancer sur le chemin de la fraternité chrétienne et de l’unité à retrouver ». Si « ce chemin est encore long », la visite au Vatican du 8 au 13 mars dernier d’une délégation de l’Eglise orthodoxe de Grèce a confirmé le pape « dans cette espérance ». (apic/imedia/sh)
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