Genève: Le COE devra prendre des mesures radicales pour réduire ses dépenses
Genève, 4 septembre 2002 (APIC) Confrontée à une crise financière grave, le Conseil oecuménique des Eglises (COE) va prendre des mesures drastiques pour réduire ses dépenses. Réunis du 26 août au 3 septembre à Genève, les membres du comité central ont décidé de réduire le budget 2003 de 6,6 millions de francs suisses, le faisant passer de 47 millions à 40,4 millions.
« Nous sommes confrontés à une crise. Il faut le dire franchement et sans détour », a lancé le 3 septembre le catholicos Aram Ier, président du Comité central du COE. « Nous devons faire face à cette crise et à cette situation honnêtement, sérieusement et toujours ensemble », a-t-il poursuivi. Un groupe de travail de quatre personnes a été chargé d’examiner les programmes, les activités et les coûts d’infrastructure. Il devra présenter d’ici la fin octobre des propositions en vue de réduire les dépenses.
Le COE emploie actuellement quelque 180 personnes au siège de Genève, mais selon le rapport du Comité des finances du COE « le niveau actuel de cet effectif n’est pas viable » et « l’ensemble des coûts relatifs au personnel doivent être considérablement réduits, étant donné que ceux-ci constituent le principal poste de dépenses. Le rapport souligne la nécessité de « prendre rapidement des décisions qui s’imposent, afin que les coûts ne continuent pas à peser sur 2003. Tout retard aurait pour effet d’accroître les suppressions d’emploi.
Une baisse des revenus de 5,3 millions
Le Comité central a accepté de réduire les prévisions de dépenses pour l’an 2003 et de les faire passer de 47 millions à 40,4 millions de francs suisses. Il a été informé que le montant des revenus prévisibles pour l’an prochain avait été revu à la baisse – passant de 47 millions à 41,7 millions de francs suisses.
Le Comité des finances a aussi rapporté que durant les six premiers mois de 2002, le COE avait enregistré un déficit de 2,5 millions de francs suisses, dû principalement à des pertes sur investissements et devises étrangères. En outre, les contributions attendues pour le reste de l’année devraient être inférieures de 1,3 million de francs au montant inscrit au budget. Pour ramener les résultats cibles au niveau du budget approuvé, il a été prévu de réduire les dépenses de 2,7 millions de francs suisses d’ici la fin de l’année 2002. En l’état, il n’est pas exclu qu’une partie du bâtiment du COE soit vendu.
« Cela fait dix ans que nous entendons parler de la situation financière », a fait remarquer l’évêque Zacharias Mar Theophilus, de l’Eglise syrienne Mar Thoma de Malabar. « Aujourd’hui, nous nous trouvons face à la réalité ». Pour le pasteur réformé Gottfried Locher, de la Suisse, membre du Comité des finances, le COE se trouve confronté à « une profonde crise financière ». « Des changements cosmétiques ne seront pas suffisants », a-t-il souligné.
Le secrétaire général Konrad Raiser a souligné que de nombreuses Eglises n’avaient pas tenu leurs engagements financiers. « Il est absolument impossible d’établir un cycle de planification lorsqu’on ne peut compter sur le plus simple engagement des Eglises membres ». (apic/eni/bb)
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