«Islam et capitalisme occidental sont incompatibles»
Londres, 17 septembre 2002 (APIC) Les radicaux musulmans ont encouragé dimanche 15 septembre leurs partisans à s’opposer fermement à l’intégration des musulmans dans la société occidentale. Le parti Hizb-ut-Tahrir de Londres estime que le message original de l’Islam n’est pas compatible avec ce type de capitalisme.
Hizb-ut-Tahrir, le parti qui appelle à la création d’un Etat islamique en Asie centrale, a présenté dimanche 15 septembre à Londres son point de vue sur le rôle que doivent jouer les musulmans en occident après les événements du 11 septembre 2001.
«L’idéologie de l’Islam et la vision capitaliste occidentale ne sont pas compatibles. Nous ne devons pas nous laisser piéger par l’intégration occidentale», a insisté Imran Waheed, le leader du parti Hizb-ut-Tahrir de Grande-Bretagne. «Depuis le 11 septembre, nous avons réfléchi sur le choix à faire entre l’adhésion au capitalisme et le fait d’être considérés comme terroristes. Mais avons opté pour la troisième voie: maintenir notre identité islamique».
Les leaders radicaux de Grande-Bretagne, du Soudan, du Pakistan, d’Indonésie et des Etats-Unis ont été présents à cette conférence sur «Le rôle des musulmans en occident au lendemain du 11 septembre». Les participants ont débattu des défis de vivre l’Islam en occident et des menaces militaires contre l’Irak.
Le Hizb-ut-Tahrir est connu comme un parti islamique de libération qui cherche à renverser les gouvernements séculaires d’Asie centrale. Il s’oppose par ailleurs à la menace de Washington sur Bagdad. «Nous dénonçons toute action américaine visant à renverser le président irakien Saddam Hussein», a déclaré Waheed.
Attaquer l’Irak pour s’approvisionner en pétrole
Pour lui, ce n’est pas l’accumulation des armes nucléaires qui incite les Etats-Unis à s’attaquer à l’Irak. Leur plan est de s’approvisionner en pétrole et autres ressources naturelles de la région et d’étendre leur expansion.
Le leader du Hizb-ut-Tahrir souligne en outre que Saddam Hussein a besoin d’être remplacé, mais pas forcément par une figure issue du mandat occidental comme ça a été le cas du président afghan Hamid Karzai.
Cette position ne réunit pas l’unanimité dans le monde musulman en Grande- Bretagne. Le Conseil musulman de Inayat Bungalawala n’a pas été représenté à cette conférence. Il accuse Hizb-ut-Tahrir, qui a été formé au Liban en 1953, d’être isolationniste et antidémocratique. (apic/ap/mmmm)
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