Nicaragua: L’ancien chef de l’Etat Alemán destitué par l’Assemblée législative
Managua, 20 septembre 2002 (APIC) L’ancien chef d’Etat et président du Congrès nicaraguayen Arnoldo Alemán a été destitué par l’Assemblée législative de Managua. La décision a été approuvée par 38 députés sandinistes et 9 libéraux (fidèles au président Enrique Bolaños) réunis en session extraordinaire au Parlement.
Le vote s’est tenu en l’absence d’Alemán et des parlementaires qui lui sont proches. Les députés Jaime Cuadra et Fernando Avellán ont été désignés nouveau président et vice-président du Congrès.
«C’est une décision qui ne vaut rien» a répliqué l’intéressé, accusé d’être impliqué dans de nombreux délits de corruption commis sous son gouvernement (1997-janvier 2002).
Le département de l’immigration a fait savoir que la fille d’Alemán, la députée Maria Dolores Alemán, et l’épouse de l’ancien chef de l’Etat, Maria Fernanda Flores de Alemán, avaient quitté le pays en direction du Costa Rica.
La députée est elle aussi impliquée dans la mise en examen de son père et de huit anciens fonctionnaires d’Alemán, accusés d’avoir dérobé à l’Etat l’équivalent de 10 millions de dollars. On compte parmi eux l’ancien directeur de l’entreprise nicaraguayenne des télécommunications (ENITEL), Jorge Solís, l’ancien ministre des Finances Esteban Duquestrada, tous deux réfugiés à l’étranger, et l’ancien secrétaire personnel d’Alemán, Alfredo Fernández.
Jusqu’à ce jour, toute tentative de priver Alemán de son immunité parlementaire s’est soldée par un échec. Malgré la requête explicite de Bolaños, la semaine dernière, le conseil des autorisations à procéder du Congrès a en effet refusé d’entamer la procédure. (apic/misna/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse