Rome: Pour Jean Paul II, la culture est le fondement de l’identité d’un peuple
Rome, 22 septembre 2002 (APIC) La culture est le fondement de l’identité d’un peuple, et la contribution de l’école est indispensable pour la transmission des valeurs contenues dans la culture, a déclaré Jean Paul II dimanche 22 septembre.
Lors de l’audience accordée à plusieurs milliers de fidèles dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo, le pape a estimé les institutions scolaires ont besoin d’une profonde transformation de manière à correspondre aux exigences actuelles de la société.
Jean Paul II, dans une allocution prononcée avant la traditionnelle prière de l’angélus, a relevé que certains prétendent que l’école, comme la famille, est «en crise». «Utilisant cette expression, on fait référence au fait que tout en reconnaissant la validité substantielle, l’école a besoin de profondes transformations qui lui permettent de répondre aux exigences actuelles de la société».
Pour le pape, «il ne suffit pas de rendre adéquats les programmes et les structures. Le bon fonctionnement de l’école dépend avant tout de la qualité de formation dans le rapport entre les enseignants et les étudiants (.) Les étudiants sont prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes lorsque les professeurs sont en mesure de leur faire percevoir la signification de ce qu’ils doivent étudier, en référence à leur croissance et à la réalité qui les entoure».
Pour un mondialisation solidaire: manifeste des religieux et des associations catholiques
Le pape a encore adressé des voeux particuliers aux représentants de quelque soixante associations et Congrégations religieuses réunis durant le week-end à Florence sur le thème «La paix, condition essentielle pour le développement global». Jean Paul II a salué le fait qu’ils s’engagent pour un vision éthique et solidaire de la mondialisation. Cette journée de réflexion sur les thèmes de la paix et du développement des peuples a été organisée en vue du lancement d’un «nouveau manifeste» pour la paix alors que «des actes de terrorisme et des menaces de guerre mettent encore une fois en danger la paix dans le monde».
Les organisateurs de la rencontre de Florence, réunis dans le cartel «Sentinelles du matin 2002″, dont fait partie la Conférence des Instituts Missionnaires en Italie (CIMI), déplorent que les grands sommets internationaux de l’an 2002 n’ont permis aucun changement décisif vers un monde plus juste, plus pacifique et moins inégal.» On notait la participation à cet événement de Mgr Diarmuid Martin, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies et de Mgr Ennio Antonelli, archevêque de Florence. JB
Encadré
Le pape reçoit le Chemin Néo-cathécuménal
Samedi, Jean Paul II a rencontré un groupe de représentants du Chemin Néo- cathécuménal venu le remercier après la remise du décret d’approbation du statut de ce mouvement de laïcs qui a eu lieu le 28 juin dernier. Le pape a souligné que le Chemin Néo-cathécuménal est «une réponse providentielle» à «l’urgente nécessité» de la redécouverte du sacrement de l’initiation chrétienne, le baptême, dans une société sécularisée.
Insistant sur l’importance des statuts récemment approuvés pour le présent et le futur du Chemin, le pape a précisé que ces statuts, définissent les devoirs fondamentaux des personnes qui ont la responsabilité de faire avancer ce mouvement. Ils doivent constituer, «une claire et sûre règle de vie» de manière à ce que le processus de formation chrétienne proposé «puisse être réalisé de manière adéquat à la doctrine et à la discipline de l’Eglise». (apic/vid/imedia/be)
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