Ils ne peuvent être ordonnés prêtres, selon le P. Andrew R. Baker

Etats-Unis: Les homosexuels ne doivent pas être admis dans les séminaires

Rome/New York, 22 septembre 2002 (APIC) Les homosexuels ne doivent pas être admis dans les séminaires ou ordonnés prêtres. C’est ce qu’écrit le Père Andrew R. Baker, un prêtre américain travaillant à la Congrégation romaine pour les évêques. Son article publié dans la revue hebdomadaire « America », éditée par des jésuites aux Etats-Unis, va certainement faire du bruit.

L’article du Père Andrew R. Baker apparaît dans le contexte du scandale des abus sexuels commis contre des mineurs par des prêtres. La plupart des victimes de ces abus sont des jeunes garçons, mais des experts en la matière affirment qu’il n’y a pas d’évidence crédible que les homosexuels sont davantage portés à abuser des enfants que les hétérosexuels. Plusieurs membres de la hiérarchie aux Etats-Unis en ont pourtant vite conclu que des prêtres gays sont à l’origine du scandale qui a traumatisé l’Eglise américaine cette année.

Le Père Baker dit ne pas parler au nom d’une instance vaticane

Dans le numéro à paraître le 23 septembre de cette revue jésuite considérée comme libérale, le Père Baker pointe du doigt les groupes de pression homosexuels qui existent dans les séminaires ou les diocèses. Andrew R. Baker, un prêtre du diocèse d’Allentown, en Pennsylvanie, a affirmé à la correspondante d’APIC au Vatican parler en son nom propre et nom pas au nom d’une instance du Vatican.

Faisant référence à une « lettre circulaire » publiée en novembre 1997 par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, Mgr Baker rappelle que les évêques ont la responsabilité de ne pas ordonner ou admettre dans les séminaires les personnes homosexuelles.

Nécessité d’une « claire identité sexuelle masculine »

Dans cette lettre rédigée en anglais et en espagnol et qui a pour objectif d’aider les évêques dans la sélection des candidats, il est écrit au paragraphe 7 que les candidats doivent avoir « une maturité affective suffisante et une claire identité sexuelle masculine ». Insistant sur la notion de « doute prudent », Andrew R. Baker souligne que la Congrégation souhaite qu’en cas de doute de la part de l’évêque et après un discernement précis, « on refuse d’admettre un candidat douteux plutôt que de provoquer de la tristesse et du scandale par la suite si le prêtre abandonne le ministère ».

A. R. Baker rappelle ensuite la position de l’Eglise par rapport à l’homosexualité. L’Eglise distingue ainsi la tendance homosexuelle et les actes homosexuels. Elle souligne que ceux qui ont des tendances homosexuelles doivent être accueillis, comme l’a affirmé Jean Paul II au lendemain de la gay pride de juillet 2000 à Rome, avec « respect, compassion et délicatesse ». Par contre, l’Eglise désapprouve les actes homosexuels considérés comme « intrinsèquement pervers » et comme « un grave désordre moral » car contraire à la loi naturelle.

Des groupes de pression gays dans certains séminaires

Le prêtre américain juge qu’il existe des risques que des personnes homosexuelles au sein du clergé ou dans les séminaires ne puissent conserver leur chasteté dans un tel environnement d’hommes. Elles pourraient également combattre ou nier « l’enseignement clair de l’Eglise concernant les inclinations désordonnées et tout acte qui découlent de ces tendances ». Il signale en outre l’existence de groupes de pression qui se sont constitués dans « certains séminaires ou certains diocèses sur la base d’attractions désordonnées ».

Ces groupes, explique-t-il, incitent des jeunes dont certains manquent de maturité à partager leurs choix. Devant des évêques brésiliens, le 5 septembre dernier, Jean Paul II avait affirmé qu’aucun évêque n’est exempté du devoir de sélection des candidats « dont il devra rendre compte directement à Dieu ». « Il serait pénible, avait-il ajouté, qu’en raison d’une mauvaise compréhension de la tolérance, on en arrive à ordonner des jeunes gens immatures ou avec des déviations affectives évidentes, ce qui, comme on le sait tristement, pourrait provoquer des graves dommages dans la conscience du peuple des croyants et de toute l’Eglise ».

Le pape avait en outre signalé que les visites apostoliques dans les séminaires n’ont aucune signification ni effet, si les évêques ne décident pas d’introduire immédiatement les modifications suggérées par ces visiteurs. A ce sujet, le Vatican a le projet d’envoyer 76 visiteurs apostoliques dans chacun des 76 séminaires des Etats-Unis pour tirer la situation au clair et indiquer aux recteurs des séminaires les changements nécessaires à introduire. (apic/imedia/be)

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