Rome: Les rapports s’intensifient entre Bucarest et le Vatican
Rome, 2 octobre 2002 (APIC) Les rapports s’intensifient entre L’Eglise orthodoxe de Roumanie et le Vatican. Le Bilan est positif, estime-t-on du côté du Vatican, à l’heure où le patriarche roumain Teoctist s’apprête à rendre visite au pape Jean Paul II, mais aussi au moment où s’aggravent les relations entre Rome et Moscou.
Au lendemain de la 7ème réunion de la commission mixte entre orthodoxes et catholiques de Roumanie, et à quelques jours de la visite du patriarche Teoctist au Vatican, le sous-secrétaire du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens fait en effet un bilan positif des relations oecuméniques dans le pays.
Dans un article publié le 2 octobre 2002 dans «L’Osservatore Romano», Mgr Eleuterio Fortino rappelle les grandes dates du dialogue entre le Saint- Siège et l’Eglise orthodoxe de Roumanie, soulignant «l’importance» de la visite du patriarche Teoctist du 7 au 13 octobre prochain. «Ce sera un événement important dans le cadre de la longue recherche de la compréhension entre catholiques et orthodoxes roumains», écrit-il. Le patriarche assistera en particulier à une messe célébrée par Jean Paul II dans la basilique vaticane.
Pour le prélat, cette visite, «dans une période où semblent se durcir les rapports entre les Eglises en particulier en Russie, ndlr -, souligne que l’expression de la fraternité, le dialogue de la charité et la prière commune sont les voies pour relancer la recherche de l’unité vers son objectif définitif».
Le patriarche Teoctist s’est déjà rendu à plusieurs reprises au Vatican. La première fois fut en tant que métropolite, en 1984. Trois ans plus tard, quelques mois après son élection à la tête de l’Eglise roumaine, il s’est à nouveau rendu à Rome pour saluer Jean Paul II. «Une visite courageuse, explique Mgr Fortino, dans le contexte politique de l’époque».
Importants enjeux
C’est pour rendre cette dernière visite que le pape est ensuite allé lui- même en Roumanie, en mai 1999, pour un voyage historique. Il s’agissait en effet de sa première visite dans un pays à majorité orthodoxe. Les enjeux de ce voyage étaient d’autant plus grands que l’Eglise orthodoxe de Roumanie est l’une des plus importantes des Eglises orthodoxes, après celle de Russie.
Le dialogue entre Bucarest et Rome a mis du temps à s’établir. Lors du Concile Vatican II, l’Eglise roumaine avait refusé l’invitation faite par le Saint-Siège d’envoyer des observateurs. «C’était le signe de la présence de graves difficultés dont les causes étaient diverses», rappelle le sous- secrétaire du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens dans «L’Osservatore Romano». Parmi elles, subsiste en particulier le conflit avec l’Eglise gréco-catholique, après la confiscation de ses biens par le régime communiste en 1948, au profit de l’Eglise orthodoxe.
C’est pour trouver une solution à ce problème qu’une commission mixte entre catholiques et orthodoxes de Roumanie a été créée en 1997. Cette commission continue de se réunir régulièrement, la dernière rencontre ayant eu lieu en Roumanie le 1er octobre 2002. (apic/imedia/pr)
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