Coire: Mgr Grab lance un appel pour financer la restauration de la cathédrale
Zurich, 2 octobre 2002 (APIC) La cathédrale de Coire a vécu la première des trois phases de sa restauration. Le coût des travaux, d’une hauteur de 22 millions, est couvert à un peu plus de moitié. Mgr Amédée Grab, évêque de Coire, a lancé le 2 octobre un appel pour trouver les 10 millions restants.
La cathédrale de Coire subit sa première restauration depuis 75 ans. Lors d’une conférence de presse tenue le 2 octobre à Zurich, le conservateur des monuments historiques du canton des Grisons, Hans Rutishauser, a souligné que l’édifice est une « église nationale de valeur internationale ».
La cathédrale de Coire, sous sa forme actuelle, date du 12e siècle. Des documents attestent du fait que deux autres églises l’ont précédée à ce même emplacement. L’évêque de Coire Adalgott, un élève de saint Bernard de Clairvaux, a reçu en 1151 pour mission de bâtir une cathédrale dédiée à l’Assomption de Marie. L’ouvrage est achevé en 1272. L’autel principal sera installée l’année même où Christophe Collomb découvre l’Amérique, en 1492. Sa dernière rénovation s’est déroulée de 1921 à 1926.
Depuis lors, l’édifice s’est beaucoup détérioré. La salissure s’est accumulée sur les murs et les installations techniques sont complètement dépassées. Le chauffage déficient a provoqué des différences de température qui ont provoqué des dommages, a expliqué le chanoine Christoph Casetti, de la Fondation de la cathédrale du diocèse de Coire. Quant à l’orgue, d’après Hans Rutishauser, il est même inutile de le restaurer.
Une restauration provoquée par un vol de tableaux
Les travaux sont divisés en trois étapes. La première, qui vient de s’achever, concerne les tableaux de l’autel principal, qui ont été volés en 1993 et retrouvés en mauvais état en 1999. Et avec l’aide de la Fondation Peter-Kaiser à Vaduz, le grand autel a également été restauré.
Dès janvier 2003 débute la seconde étape, qui touchera une grande partie du bâtiment. La partie nord de la nef restera accessible afin de permettre le déroulement des célébrations et sera restaurée lors de la 3e étape. Celle-ci est prévue en été 2005 et devrait durer deux ans.
Le coût total des travaux, estimé à 22 millions de francs (dont 1,7 millions de réserve), est couvert par des contributions de l’ordre de 10 millions de francs. La plus grande part, 3,1 millions, est versée par le canton des Grisons. La Fondation est dotée elle-même d’un capital de 3 millions. La paroisse de Coire participe à hauteur de 1,5 million et l’Eglise cantonale garantit 750’000 francs. Environ 200’000 proviennent des paroisses. Quant à la Confédération, elle devrait participer à hauteur d’un million.
Une cause soutenue par « Katastrophen-Franz »
La Fondation de la cathédrale s’est donné pour but de trouver la somme manquante jusqu’en 2005. Elle s’adressera à des fondations, des firmes et à des particuliers. Une quête annuelle sera destinée à cette restauration dans les paroisses du diocèse.
Les sept cantons du diocèse (Grisons, Glaris, Nidwald, Obwald, Schwyz, Uri et Zurich) ont formé des comités de patronat réunissant des personnalités politiques, sociales et religieuses. En font notamment partie le conseiller national uranais Franz Steinegger, surnommé « Katastrophen-Franz » pour son aptitude à se mobiliser pour des causes difficiles, le juge fédéral nidwaldien Eduard Amstad, le conseiller aux Etats schwyzois Bruno Frick et sept conseillers d’Etat grisons. (apic/com/gs/bb)
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