Armes nucléaires: Aucune « tolérance morale » possible
New York, 3 octobre 2002 (APIC) Le Saint-Siège est préoccupé de voir le processus du désarmement « caler ». Dans un discours adressé aux Nations Unies à New York, Mgr Renato Martino a redéfini la position du Vatican en matière d’armements, et en particulier d’armes nucléaires, contre laquelle il relève qu’aucune tolérance morale n’est possible.
Il n’y a aucune tolérance morale possible envers une doctrine militaire qui approuve l’utilisation et la présence d’armes nucléaires, a déclaré le 1er octobre Mgr Martino à la tribune de l’ONU, à New York. Un discours prononcé dans le cadre de la réunion du premier Comité de l’Assemblée générale sur le désarmement, indique Radio Vatican.
Mgr Renato Martino, nommé mardi à la barre du Conseil pontifical Justice et paix est intervenu à l’ONU en tant qu’Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies.
Pour Mgr Martino, les armes nucléaires constituent des instruments de mort et de destruction. Elles sont incompatibles « avec la paix que l’humanité désire pour ce XXIe siècle, et elles ne peuvent se justifier ».
Le Saint-Siège est donc préoccupé de voir le processus du désarmement « caler » devant le « manque de coopération de certaines puissances nucléaires » devant les décisions prises en l’an 2000 sur l’élimination des armes atomiques. Elle risque, a dénoncé Mgr Martino, de faire échouer le plan de non-prolifération mis au point après de nombreuses années de travail.
Le représentant du Saint-Siège a en outre rappelé la nécessité d’efforts multilatéraux pour en arriver au désarmement nucléaire. Ces efforts, a-t-il déclaré, tendent par nature à garantir des normes universelles et permanentes qui lient tous les Etats.
Mgr Martino a également souligné la nécessité de renforcer les mesures actuelles visant au désarmement, et nécessaires pour arrêter le trafic illégal des armes de petit calibre. Il a mentionné la coopération et la prévention comme les défenses les plus efficaces contre des attaques effrayantes de type biologique, capables de frapper indistinctement des civils innocents.
Mgr Martino a conclu en évoquant le thème choisi par Jean Paul II pour la Journée mondiale de la Paix 2002: « Il n’y a pas de paix sans justice, et il n’y a pas de justice sans pardon ». (apic/zn/pr)
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