Il a sauvé des juifs de Rome lors de la rafle du Ghetto
Rome, 8 octobre 2002 (APIC) L’Etat d’Israël a honoré le 8 octobre la mémoire de l’abbé trappiste alsacien Marie Léon Ehrhard, qui a sauvé des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale lors de la rafle du Ghetto de Rome en 1943. Il lui a attribué à titre posthume la médaille de «Juste parmi les nations» au cours d’une cérémonie à l’Abbaye trappiste des Trois- Fontaines à Rome.
L’ambassade israélienne à Rome a remis mardi la médaille de «Juste parmi les Nations» au nom de Marie Léon Ehrhard pour son action en faveur des juifs en 1943. Il s’agit de la plus haute distinction décernée à des non juifs par l’Etat d’Israël. Elle est remise par le musée de l’holocauste de Yad Vashem, à Jérusalem, à ceux qui, au risque de leur vie et sans rien avoir reçu en échange, ont sauvé des juifs de la persécution nazie. Plus de 15’000 personnes dans le monde ont déjà été honorés de la sorte, comme le diplomate suédois Raoul Wallenberg ou l’industriel allemand Oskar Schindler.
L’Abbé Marie Léon Ehrhard est né en 1866 à Turckheim, près de Colmar. Il fit son service militaire dans l’armée allemande, car à cette époque-là l’Alsace était sous domination allemande. En février 1893, il fut envoyé à l’Abbaye des Trois-Fontaines (Tre Fontane) où il fut ordonné prêtre en 1894. En 1910, après avoir assumé pendant six ans la charge de maître des frères convers, il devint Abbé.
Son activité en faveur des juifs date du mois d’octobre 1943. En effet, après la razzia dans le Ghetto de Rome, l’Abbé accueillit plusieurs membres de la communauté juive qui avaient échappé à l’arrestation et étaient activement recherchés. Tous les réfugiés déclarent qu’ils ont été accueillis fraternellement par les frères et par le Prieur, qui leur offrirent un refuge et de la nourriture sans jamais rien demander en échange. (apic/vid/cic/be)
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