Oui au clonage thérapeutique

Belgique: L’Université catholique de Louvain autorise des manipulations sur l’embryon

Louvain, le 13 octobre 2002 (APIC) L’Université catholique de Louvain (UCL) autorise le prélèvement des cellules souches humaines sur les embryons surnuméraires et si nécessaire la production d’embryons humains pour la recherche. Elle permet également le clonage thérapeutique. Dans un document daté du 7 octobre l’UCL précise cependant que l’embryon humain n’est pas «un instrument chosifié» et ne peut jamais faire l’objet d’un commerce.

Les prises de position de l’UCL supposent en préalable que toutes les recherches qui peuvent être réalisées avec du matériel animal en donnant un résultat équivalent, doivent recevoir la priorité sur des recherches réalisées avec l’humain. Un second préalable est que jamais l’embryon humain ne peut faire l’objet d’un commerce. De même, il est exclu de rétribuer des femmes pour en obtenir des ovocytes. De telles pratiques iraient directement à l’encontre du respect de la dignité humaine et ramèneraient les embryons au statut d’instruments chosifiés, rappelle l’UCL.

Utiliser les embryons surnuméraires plutôt que les détruire

Le prélèvement des cellules souches des embryons surnuméraires est moralement acceptable selon l’UCL quand le «projet parental a été rencontré et plutôt que d’autoriser la simple destruction de leurs embryons, les géniteurs peuvent, dans un esprit éthique de solidarité, céder ces embryons en vue du prélèvement de cellules souches qui serviront à la recherche ou à soigner d’autres individus». Le prélèvement des cellules souches embryonnaires peut être autorisé aux conditions suivantes: le prélèvement doit se faire dans le cadre d’un projet de recherche ou thérapeutique approuvé par le comité d’éthique compétent et les géniteurs doivent avoir donné par écrit leur consentement libre et éclairé après avoir reçu une information complète sur le protocole envisagé, précise l’UCL.

L’UCL s’oppose par contre à l’utilisation des cellules souches provenant de foetus suite à une interruption de grossesse. «Dans la continuité des ses positions prises en matière d’interruption volontaire de grossesse, l’UCL s’oppose à ce que celle-ci soit pratiquée dans le but d’obtenir des cellules souches». De même, l’UCL estime que le clonage à visée reproductive «est inacceptable pour quelque raison que ce soit»

Belgique: L’Université catholique de Louvain autorise des manipulations sur l’embryon

L’UCL et les cliniques Saint-Luc et Mont-Godinne sont favorables à des recherches sur le tissu humain. En effet, le transfert nucléaire à partir de cellules du patient permettra d’éviter l’écueil important des rejets immunitaires. Cette recherche se fera exclusivement dans le but à développer de nouveaux traitements médicaux. Il est essentiel toutefois de poursuivre la recherche concernant le transfert nucléaire (clonage «thérapeutique») sur l’animal

Créer des embryons pour la recherche si nécessaire

Au stade actuel des recherches, l’UCL, en raison de la réserve qui doit marquer les attitudes envers les embryons humains pour maintenir la signification de leur dignité, n’accepte pas que l’on puisse créer des embryons uniquement dans un but de recherche. Les très nombreux embryons surnuméraires devraient suffire, estime l’UCL. Cependant, si le moment venu, une pénurie de ceux-ci ou bien des données scientifiques nouvelles exigeaient la création d’embryons, celle-ci «ne pourrait être autorisée que dans des limites très strictes», conclut l’Université catholique de Louvain. (apic/ucl/sh)

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