Pour le respect de la vie, de la conception à la mort naturelle
Fribourg, 10 novembre 2002 (APIC) La 13e édition de «Prier Témoigner», intitulé «Choisis la vie», a rassemblé 1’500 participants les 9 et 10 novembre à Fribourg. Le respect de la vie, de la conception à la mort naturelle, en a été le thème central. Devant un public de tous âges, principalement romand, Mgr Denis Theurillat, évêque auxiliaire du diocèse de Bâle, Daniel-Ange, fondateur de «Jeunesse et Lumière» ou encore Thierry de Roucy, l’initiateur des Points-Coeur, ont rappelé «la dignité inviolable de tout être humain», en compagnie de «SOS Futures Mamans» et «Emmanuel-SOS- Adoption.
Conrad et Chantal Clément ont témoigné, samedi, de leur expérience, depuis qu’ils ont lancé «SOS Futures Mamans» en 1974 à Fribourg. Le nombre de femmes enceintes en situation difficile, voire en détresse, peut atteindre, rien que pour le centre de Fribourg, jusqu’à cinq par jours. La contribution de cette institution désormais internationale en faveur des enfants à naître, a d’entrée de jeu éveillé l’enthousiasme du public.
C’est avec simplicité et douceur qu’ont suivi les propos de Thierry de Roucy et de deux jeunes gens engagés dans les «Point-Coeur», au service des plus démunis à travers le monde. De même Patrick Jarosson, de la Communauté de l’Emmanuel à Paris, raconte son accompagnement de personnes en fin de vie. Des actions sobres, comme celle de laver le linge d’un malade du sida en phase terminale, qui mettent en pratique les enseignements de l’Evangile au quotidien.
Témoignage également, pétri d’humour et de tendresse, de Nicole Gauthier qui, grâce à «Emmanuel-SOS-Adoption», fondé par Lucette et Jean Alingrin, est devenue la mère adoptive deux enfants handicapés.
La prestation musicale de Jean-Bernard Calixte a marqué d’une touche poétique la soirée de samedi. Le public, formés de jeunes et de moins jeunes, suit de bon coeur les ambiances nuancées par lequel le chanteur exprime sa foi dans un style un peu reggae et un peu folk.
Des discours musclés
Propos musclés de Daniel-Ange qui a dénoncé en bloc l’avortement, l’euthanasie, le PACS et la crise démographique. Pour ensuite rappeler que, selon lui, «l’Eglise est le seul lieu» où la vie est défendue sans concession. Son discours coup de poings n’a pas laissé indifférent. Si la plupart l’ont approuvé par des applaudissements nourris et des manifestations enthousiastes, quelques adolescents ont préféré quitter la salle sur la pointe des pieds. Leur commentaire à la sortie: «Il ne sait pas ce qu’il raconte».
Discours également sans concession de Nicolas Buttet, le fondateur de la communauté «Eucharistein». Le Valaisan a appelé à ne «pas avoir peur» et à témoigner de sa foi sans se soucier de l’étiquette de «fondamentaliste» et des critiques de tous bords, y compris de la presse, a-t-il précisé.
Procession aux flambeaux
Environ 700 participants, samedi soir, ont accompagné le Saint- Sacrement de l’Aula magna de l’Université de Fribourg jusqu’à l’église Ste- Thérèse lors d’une procession aux flambeaux. Dans la foule, des groupes de confirmands se mêlaient à des religieuses grisonnantes et à des familles. La veillée d’adoration a duré toute la nuit pour les plus courageux. Les prêtres n’ont pas chômé, confessant jusqu’à deux heures du matin.
«Evêque du week-end», Mgr Denis Theurillat, accompagné de trois jeunes, a raconté son expérience lors des Journées Mondiales de la Jeunesse à Toronto en juillet 2002. Il a rappelé l’importance, à ses yeux, du rayonnement de ce rassemblement et souligné le message d’espoir que livre au monde la réunion de 800’000 jeunes croyants. L’évêque auxiliaire du diocèse de Bâle a également célébré dimanche après-midi la messe de clôture. SH
Encadré
Claire Gautron, médecin: «Proposer sans imposer»
Claire Gautron, une jeune femme médecin de 28 ans, est une habituée de «Prier Témoigner». Domiciliée à Fribourg, elle travaille comme interne à l’hôpital cantonal depuis deux ans. Pour elle, être médecin et catholique pratiquante n’est pas aussi difficile que certains intervenants du week-end l’ont laissé entendre. Le fait qu’en conscience elle ne peut effectuer une interruption de grossesse ne fait pas d’elle une persécutée. Au contraire, elle rappelle que la volonté de tout médecin, croyant ou non, est de guérir, donc de se battre pour la vie. De son expérience, la difficulté est plutôt de ne pas céder à la tentation de l’acharnement thérapeutique. Quant à concilier convictions catholiques et pratique de la médecine, la solution est simple: «proposer sans imposer», car la vérité ne va pas sans la charité et le respect de la vie commence par le celui des choix du patient. SH
Encadré
Frédéric Mayoraz, futur prêtre: «L’Eglise ne doit pas louper le virage»
Frdéric Mayoraz, un valaisan de 27 ans, est en dernière année de séminaire. Futur prêtre du diocèse de Sion, il salue naturellement un week-end comme «Prier Témoigner». Cependant, l’expérience acquise lors de ses stages l’invite à la réserve. Si le message de l’Eglise en faveur de la vie se doit d’être clair, il doit également être nuancé, estime-t-il. Il est essentiel, selon lui, d’enraciner l’Evangile dans la réalité, faute de quoi «ça ne passe pas». SH
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