La fin des « golden priests » ?
Londres, le 17 novembre 2002 (APIC) La chute des marchés financiers a des répercussions directes sur les finances de nombreuses Eglises. Elle provoque la baisse des revenus des investissements et la prudence des donateurs. La déprime de la bourse entraîne ainsi des coupes dans les programmes pastoraux et sociaux.
A Londres, la bourse, qui avait connu une année record en 1999, a depuis lors perdu 40% de sa valeur. Dans le monde entier, d’autres marchés financiers font face à des problèmes similaires. Puiser dans les réserves est une démarche courante pour de nombreuses Eglises, indique l’analyse de l’agence de presse ENI. Certaines avaient l’habitude de le faire depuis des années, mais les analystes financiers avertissent que la vente des investissements durant une crise signifie que des pertes sont réalisées parce que les avoirs sont cédés en dessous de leur prix d’achat.
Baisse des marchés ou diminution des fidèles ?
Le prêtre catholique romain Michael Charo Ruwa, du Kenya, qui vient de publier un livre « The Church and Self-Reliance », affirme que la raison de ces difficultés n’est pas la crise qui agite les marchés financiers. Il s’agit, selon lui, la diminution du nombre des fidèles dans le monde occidental qui entraîne une baisse du soutien financier destiné aux activités d’évangélisation.
Aux Etats-Unis, l’Eglise presbytérienne, qui avait annoncé en avril dernier des coupes budgétaires et la suppression de plus de 50 emplois, envisage d’autres réductions en raison de la crise financière. Pour 2004, l’Eglise, forte de 2,5 millions de membres, devrait couper encore 4 millions de dollars (du budget 2003) des 130 millions de dollars pour la mission. Clifton Kirkpatrick, de l’Eglise presbytérienne, a déclaré au correspondant d’ENI que le déclin de la bourse a entraîné « une chute importante » des revenus pour la mission. (apic/eni/sh)
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