Suisse romande: Le nombre d’étudiants en théologie reste stable
Fribourg, 25 novembre 2002 (APIC) Le nombre d’étudiants inscrits dans les facultés de théologie de Suisse romande reste stable pour la nouvelle année académique. Cette constance s’observe autant dans les trois facultés protestantes de Lausanne, Genève et Neuchâtel que chez les catholiques à Fribourg. Alors que ces derniers étudient pour s’engager en Eglise, beaucoup de réformés, en revanche, s’adonnent à la théologie pour recevoir une formation humaniste, un peu dans l’esprit des étudiants en Lettres.
La Faculté de théologie de l’Université de Fribourg, la seule à être bilingue et catholique en Suisse romande, compte près de 400 étudiants, dont 67 nouveaux venus, toute année de cours confondue. Le doyen de la Faculté, Adrian Schenker, confirme que le nombre d’étudiants est stable par rapport aux années précédentes.
L’absence de nouveaux séminaristes diocésains suisses romands n’a donc eu aucune incidence sur les statistiques de la Faculté de théologie. Si quelques étudiants s’adonnent à la théologie par intérêt scientifique, la plupart le font en vue d’un engagement en Eglise, explique le doyen. Il précise qu’entre la section francophone et germanophone, il existe quelques différences de motivations, plus visent le sacerdoce du côté francophone. Mais, estime Adrian Schenker, ces nuances sont « graduelles ».
A Genève, la Faculté de théologie estime à 82 le nombre de ses étudiants, dont 4 en première année. Leur nombre est stable par rapport à l’année passée. Mais, tous les étudiants en théologie, selon le secrétariat de la Faculté, ne cherchent pas à devenir pasteur. Fréquenter cette faculté représente l’opportunité, notamment pour des personnes qui travaillent déjà, d’obtenir une formation académique. La recherche représente également une part importante des activités.
Théologie humaniste
L’Université de Neuchâtel a environ 70 étudiants en théologie. Pour la rentrée 2002, huit nouvelles inscriptions régulières assurent une stabilité du nombre d’étudiants par rapport aux cinq dernières années. Ici aussi, devenir pasteur est loin d’être le seul débouché de la théologie. Une bonne partie des étudiants souhaitent se former pour travailler ensuite dans l’humanitaire ou le sociale, explique le secrétariat de la Faculté. La théologie est églament suivie par plusieurs étudiants en lettres, qui la choisissent comme branche secondaire. Quelques personnes provenant d’autres secteurs, comme par exemple des ingénieurs, fréquentent la faculté pour s’offrir une formation théologique dans une perspective humaniste.
A la Faculté de théologie de Lausanne également, le nombre d’étudiants reste stable. Pour l’année 2002-2003, 96 étudiants réguliers y sont inscrits. Parmi les 22 nouveaux, 15 fréquente la théologie et 7 les sciences des religions. Cette nouvelle division de la Faculté en deux sections (et non plus simplement deux licences pour une même section) est entrée en vigueur cet automne. Elle répond à la tendance d’une théologie de plus en plus humaniste, qui caractérise les Facultés protestantes de Suisse romande. (apic/sh)
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