Moscou: Le patriarcat de Moscou ne veut pas d’un patriarcat grec catholique en Ukraine
Moscou, 28 novembre 2002 (APIC) Le métropolite Kirill de Smolensk et Kaliningrad, s’est dit fermement opposé à la création d’un patriarcat catholique en Ukraine pour les fidèles grecs catholiques. Le responsable des relations extérieures du patriarcat de Moscou a par ailleurs affirmé qu’une rencontre entre le patriarche Alexis II et le pape Jean Paul II peut résoudre les tensions entre les deux Eglises.
Après le passage au Vatican entre le 19 et le 22 novembre – du cardinal archevêque majeur de Lviv des grecs catholiques ukrainiens, Lubomyr Husar, des informations avaient circulées sur une nouvelle demande du cardinal ukrainien d’être élevé au rang de patriarche et de transférer son siège de Lviv à Kiev, à l’Est du pays.
Pour Kirill de Smolensk, «s’ils créent un tel patriarcat, cela voudrait dire que l’Eglise catholique installe un patriarcat contre celui qui existe déjà». C’est à Kiev qu’est en effet installé le siège du métropolite Vladimir, représentant du patriarcat orthodoxe de Moscou en Ukraine. C’est aussi le siège de Philarète qui est à la tête de la juridiction ukrainienne orthodoxe du patriarcat de Kiev, indépendante de Moscou.
Tout en affirmant que le fait d’ériger un tel patriarcat «remettrait en question la légitimité du patriarcat orthodoxe», le métropolite Kirill a ainsi souligné que «cette structure absolument nouvelle entrerait en confrontation directe avec l’Eglise orthodoxe».
Jean Paul II et Alexis II, «pas seulement une belle image à la TV»
Interrogé par l’agence KNA sur une issue éventuelle du conflit entre les deux Eglises, Kirill de Smolensk a souligné «qu’à Rome, on saisit très bien l’état de la situation actuelle». «Je crois donc que nous allons trouver une solution et que nous pourrons délier les noeuds qui se sont malheureusement liés» a-t-il affirmé.
«Je crois qu’elle va se réaliser», a ajouté Kirill en référence à une rencontre entre Alexis II et Jean Paul II. «Nous répétons sans cesse qu’une telle rencontre doit avoir lieu», a-t-il précisé. «Mais pas seulement pour que ce soit une belle image à la télévision. Cette rencontre doit avoir lieu pour qu’évoluent les relations entre les deux Eglises et par la suite, afin que s’accomplissent des changements radicaux dans les relations entre les hommes. Cette rencontre doit mettre fin à ce dur épisode de nos relations et pourra ainsi permettre de tourner une nouvelle page de l’histoire», a-t-il conclu. (apic/imedia/sh)
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