1.1.1.2 Vatican: Pie XII était convaincu d’avoir dénoncé le massacre des populations innocentes

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1.1.1.2.1 Pie XII «n’a probablement pas eu une trempe de prophète»

Rome, 20 décembre 2002 (APIC) Pie XII «était ’subjectivement’ convaincu d’avoir dénoncé au monde ce qui était en train d’arriver aux ’non aryens’ dans les territoires soumis aux autorités allemandes». Si la parole du pape de l’époque sur la persécution des juifs appartenait davantage au registre de la prudence qu’à celui du prophétisme, estime la fameuse revue jésuite «La Civiltà Cattolica», Pie XII pensait avoir tout dit, et de plus clairement, tout en évitant les représailles dans les territoires du Reich nazi.

La «Civiltà Cattolica» datée du 21 décembre, souligne qu’il n’est pas juste d’effectuer un jugement historique sur le pontificat de Pie XII sans tenir compte du fait que la papauté se concrétise au niveau historique dans des individus singuliers, «avec leurs propres valeurs et leurs propres limites humaines».

Les reproches des historiens

Le Père Giovanni Sale, dans la revue des jésuites italiens proche du Saint-Siège, affirme ainsi que le message de Noël de 1942 prononcé par Pie XII appartenait plus au registre de «la prudence» et «de l’équilibre» plutôt qu’à celui, «prophétique», de la «parole de feu».

Ce reproche principal fait à Pie XII par certains historiens, explique le jésuite, «ne tient pas compte des réelles difficultés du moment historique dans lequel se développait l’action du pontife et, en même temps, fait abstraction du tempérament, de la sensibilité et de la culture du pape Pacelli».

«Pie XII pensait, ajoute le Père Sale, que la modalité avec laquelle il avait exprimé sa dénonciation était la plus adéquate, la plus juste dans ce moment particulier. Il était convaincu d’avoir dit «tout» et «clairement» et de l’avoir fait de telle manière que les juifs et les catholiques vivant dans les territoires du Reich ne puissent pas être soumis à des représailles».

Le jésuite affirme en conclusion que Pie XII «n’a probablement pas eu une trempe de prophète» ­ le prophète étant celui «qui dénonce toujours et dans tous les cas toute violation des droits de l’homme» ­ mais qu’il a été «doté au plus haut niveau de la vertu de sagesse et qu’il a su la mettre généreusement au service de l’Eglise». (apic/imedia/be)

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