1.1.1.7 Europe: Les Eglises de la KEK pour un élargissement de l’UE incluant Bulgarie et Roumanie
Varsovie, 22 décembre (APIC) La Conférence des Eglises européennes (CEC/KEK) souhaite que d’autres pays puissent rejoindre l’UE, notamment la Bulgarie et la Roumanie. Saluant la décision de l’Union européenne d’inviter dix pays, pour la plupart d’Europe orientale, à devenir membres de l’Union en mai 2004, elle rompt également une lance en faveur de la Turquie.
La KEK, qui est l’une des principales organisations d’Eglises du continent, a écarté toute suggestion selon laquelle la Turquie à majorité musulmane n’aurait pas sa place au sein de l’UE. « La décision d’accepter de nouveaux Etats membres est un bon signe pour l’intégration européenne et contribue fortement à mettre un terme à la division Est-Ouest en Europe », a déclaré le pasteur Rüdiger Noll, directeur de la Commission Eglise et société de la KEK, qui regroupe la plupart des Eglises protestantes, orthodoxes et anglicanes du continent.
Le Sommet de l’Union européenne tenu à Copenhague, au Danemark, les 12 et 13 décembre, a officiellement invité la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, Chypre et Malte à devenir membres de l’UE, qui comprendra ainsi 25 pays. Le Sommet de Copenhague s’est aussi engagé à ouvrir des négociations concernant l’adhésion avec la Turquie après 2004, qui dépendra d’un examen des progrès accomplis dans le domaine des droits de la personne.
« Nous n’avons jamais accepté la conception exclusive d’une Europe chrétienne »
Prenant le contre-pied des politiciens européens – dont l’ancien président français, Valéry Giscard d’Estaing, qui préside la Convention européenne, chargée d’élaborer un cadre pour l’avenir de l’Union – , le pasteur Rüdiger Noll a écarté toute suggestion selon laquelle la Turquie à majorité musulmane n’aurait pas sa place au sein de l’UE.
« Nous n’avons jamais accepté la conception exclusive d’une Europe chrétienne, a-t-il dit. La situation des droits de la personne aura maintenant le temps de progresser en Turquie, et cela est très positif. » La KEK, a-t-il souligné, continuera de plaider pour une Europe encore plus large, qui comprendrait des pays orthodoxes comme la Bulgarie et la Roumanie. « Cela s’inscrit dans notre vision de l’Europe ».
Dans une lettre à Giscard d’Estaing le 27 septembre, la KEK et la Commission des Episcopats (catholiques) de la Communauté européenne (COMECE) avaient, entre autres, mis l’accent sur la nécessité pour l’Union européenne de reconnaître et de respecter « le droit des Eglises et des communautés religieuses à s’organiser librement conformément aux législations nationales, à leurs convictions et à leurs statuts, ainsi qu’à poursuivre leurs objectifs religieux dans le cadre des droits fondamentaux ». (apic/eni/be)
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