Israël: Des soldates de Tsahal ne peuvent pas devenir israéliennes
Jérusalem, 13 janvier 2003 (APIC) Trois femmes soldates récemment démobilisées de l’armée ont porté plainte auprès de la Cour suprême israélienne pour exiger que le Ministère de l’Intérieur leur donne la nationalité israélienne en vertu de la Loi sur la citoyenneté. Elles sont Israël: Des soldates de Tsahal ne peuvent pas devenir israéliennes.
Bénéficiant du soutien du député de gauche Roman Bronfman (Meretz- Choix Démocratique), ces militaires soulignent que d’après la loi, tous ceux qui servent sous les drapeaux ont automatiquement droit à la citoyenneté après leur démobilisation.
Le chef du « Registre de la population » auprès du Ministère, Herzl Gedj, a même confirmé ce droit dans une lettre au député Bronfman. Mais le Ministère a refusé leur demande, arguant que toutes les trois sont des non- juives. Alice Levonsky, Tikva Rein et Ludmilla Rolik, ont tous trois émigré en Israël avec un parent qui n’est pas juif selon la halakha, la loi juive. Elles ont pu venir dans le pays en vertu de la « Loi du retour ». Selon le Ministère israélien de la Défense, 600 à 700 enfants d’immigrants sont actuellement mobilisés dans l’armée de l’Etat hébreu sans bénéficier de la citoyenneté israélienne. Ils sont certainement des milliers dans une telle situation, même s’ils ont déjà accompli leurs obligations militaires.
« Citoyenne de seconde classe »
Le cas de Ludmilla Rolik, âgée de 20 ans, est typique, relève le quotidien israélien « Ha’aretz ». Elle est venue il y a 4 ans et demi d’Ukraine avec son père, qui bénéficiait de la « Loi du retour », parce que son grand-père était juif. Bien qu’elle ait été appelée sous les drapeaux, l’Etat juif lui refuse la citoyenneté israélienne sous prétexte qu’elle n’est pas de mère juive. Elle considère que sa situation est « humiliante et insultante ». Elle relève que si elle est apte à servir dans l’armée et à payer ses impôts, elle devrait également pouvoir être citoyenne, sans discrimination, et ne pas être reléguée comme « citoyenne de seconde classe » quand il s’agit d’avoir des droits. « Si je ne peux avoir des droits égaux dans ce pays, quel sera l’avenir de mes enfants ? », se demande-t-elle. (apic/haar/be)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/israel-des-soldates-de-tsahal-ne-peuvent-pas-devenir-israeliennes/