Brésil: Le troisième Forum social mondial de Porto Alegre aura lieu du 23 au 28 janvier
Porto Alegre, 14 janvier 2003 (APIC) La troisième édition du Forum social mondial (FSM), qui aura lieu du 23 au 28 janvier à Porto Alegre, au Brésil, sera de nouveau « un grand espace mondial ». Ce rendez-vous permettra de trouver des « alternatives viables » au nouvel ordre économique mondial, estime l’économiste Marcos Arruda, directeur de l’Institut des politiques alternatives pour le Cone Sud (PACS).
Le Forum 2003 de Porto Alegre, véritable contradicteur du Forum de Davos, en Suisse, revêt cette année une coloration plus particulière encore, après l’arrivée au pouvoir du président Lula et de son équipe, du Parti du travail.
Le Forum social mondial se tient chaque année depuis 2001, parallèlement au Forum économique mondial – l’une des grandes rencontres de personnalités économiques, financières et politiques du monde entier, qui aura lieu cette année à Davos, en Suisse, du 23 au 28 janvier.
Présenté lors de sa première édition comme « l’anti-Davos du Sud », le Forum social mondial s’est développé très rapidement. Convoqué sur le thème « Un autre monde est possible », il met l’accent, selon les organisateurs, sur la nécessité et la capacité du mouvement social mondial de trouver des solutions de rechange à la mondialisation.
Pour les promoteurs de ce forum, le modèle économique actuel est source de polarisation économique, de l’aggravation de la pauvreté et des inégalités sociales dans le monde.
Plus de 30’000 délégués d’environ 5’000 organisations et mouvements de 120 pays se rencontreront cette année à Porto Alegre. Le nombre de participants – on estime qu’ils seront plus de 100’000 – devrait battre tous les records d’affluence pour un rassemblement de ce type.
« Comme chaque année, de nombreux chrétiens et croyants en général vont participer activement au Forum », commente à l’Agence oecuménique ENI Marcos Arruda, qui a travaillé à Genève auprès du Conseil oecuménique des Eglises (COE) de 1979 à 1982.
Lors des deux premières éditions, explique-t-il, le COE et la Fédération luthérienne mondiale (FLM) ont lancé une série d’activités liées aux « droits de la personne et à l’éthique, et cet apport a été très important ».
Espaces oecuméniques
Lors de la troisième édition, fait-il remarquer, « ces espaces oecuméniques et interreligieux resteront ouverts. Un esprit très spécial prévaut au sein du Forum social mondial, où les croyants participent non pas pour faire du prosélytisme religieux mais comme acteurs sociaux, engagés à défendre la cause du changement planétaire ».
Au Brésil, catholiques et protestants de plusieurs Eglises collaborent à diverses activités communes et font partie du Conseil national des Eglises chrétiennes.
Plusieurs personnalités et théologiens chrétiens ont confirmé leur présence pour les quelque 1’700 activités prévues durant les cinq jours du Forum (conférences, forums, ateliers et témoignages).
Avec Leonardo Boff et Gustavo Gutierrez
Parmi eux figurent les théologiens Leonardo Boff et Gustavo Gutierrez, deux des pères fondateurs de la théologie de libération; l’évêque méthodiste argentin Federico Pagura (l’un des présidents du Conseil oecuménique des Eglises); Mgr Samuel Ruiz, évêque émérite au Chiapaz (Mexique).
Le prêtre et théologien belge François Houtard, directeur du Centre tricontinental de Louvain et de la revue « Alternative sud » a aussi confirmé sa présence, tout comme le responsable chrétien Francisco Whitaker, membre de l’équipe d’organisation du Forum social mondial en tant que représentant de la Commission justice et paix de la Conférence épiscopale brésilienne.
La troisième édition du Forum social mondial se penchera sur cinq thèmes principaux: développement démocratique durable; principes et valeurs, droit de la personne, diversité et égalité; moyens de communication, culture et contre-hégémonie; pouvoir politique, société civile et démocratie; et ordre mondial démocratique, militarisation et promotion de la paix. (apic/eni/pr)
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