Le respect de la vérité

Irak: Le recteur de l’Uni catholique de Bagdad dénonce la pratique d’inspecteurs de l’ONU

Rome, 15 janvier 2003 (APIC) Le recteur de l’Université catholique de Bagdad demande le respect des conclusions des inspecteurs de l’ONU. « Nous voulons seulement connaître la vérité sur les armes et demander au monde de respecter cette vérité », déclare Mgr Jacques Isaac, recteur de l’Université catholique de Bagdad, à l’hebdomadaire italien « Famiglia Cristiana », à paraître le 19 janvier 2003. Il accuse à son tour certains inspecteurs de l’ONU de ne pas respecter le peuple Irakien.

A l’occasion de son passage à Rome pour l’ordination épiscopale par Jean Paul II de l’évêque auxiliaire de Bagdad, Mgr Andraos Abouna, Mgr Isaac a en outre confirmé les accusations de Bagdad et déploré le manque de respect de certains inspecteurs de l’ONU vis-à-vis du peuple irakien.

« Ce n’est pas le devoir de l’Eglise de commenter le travail des Nations Unies. Nous voulons seulement connaître la vérité sur les armes et demander au monde de respecter cette vérité », relève Mgr Jacques Isaac. « C’est le manque de vérité qui nous préoccupe le plus ».

Les inspecteurs en désarmement de l’ONU sont en Irak depuis le 18 novembre 2002. Leur mission, qui devrait se terminer fin janvier, est de vérifier si le régime de Saddam Hussein possède encore ou non des armes de destruction massive. Les Nations Unies n’avaient pas mis le pied dans le pays depuis 1998.

Mgr Isaac demande par ailleurs à l’Organisation internationale un minimum de respect envers la population. « Ils sont entrés dans un couvent de soeurs cloîtrées, à Bagdad, comme s’ils entraient dans un dépôt militaire », se souvient-il en faisant allusion aux inspections de l’ONU de la fin des années 90. « Après avoir déballé tous leurs instruments électroniques, ils ont commencé à fouiller partout. Ils sont même allés, avec leurs détecteurs de métal, sur les tombes du cimetière ». Suite à l’événement, les religieuses ont envoyé une lettre de protestation aux Nations Unies. « Aucune réponse n’est encore parvenue », déplore le prélat.

Aujourd’hui, même si le recteur de l’Université catholique de Bagdad garde malgré tout « confiance dans la sagesse des leaders politiques », il regrette cependant que « seul le pape parle de paix ». « Sa position sur la guerre et l’embargo est l’unique à être aussi claire », affirme-t-il. (apic/imedia/pr)

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