Jérusalem: Retraite scientifique et paisible pour le cardinal Martini
Jérusalem. 20 janvier 2003 (APIC) Le cardinal Carlo Maria Martini, ancien archevêque de Milan, a pris sa retraite à Jérusalem. Installé depuis octobre 2002 en Terre Sainte, il travaille à l’édition critique de la seconde Lettre de Pierre. Dans une interview accordée au quotidien tessinois «Giornale del popolo», il exprime son souhait d’aimer et de prier pour les Palestiniens comme les Israéliens et «d’essayer de tisser des liens, sans prendre partit pour l’un ou l’autre».
Interviewé par l’un de ses anciens collaborateurs, Giovanni Barbareschi, Mgr Martini raconte son quotidien de retraité. Insistant sur son souhait de vivre dans le silence et le recueillement, loin du trépignement de son mandat épiscopal qu’il reconnaît avoir beaucoup apprécié, le cardinal ne s’abandonne pas pour autant à l’oisiveté. Il précise que malgré le conflit israélo-palestinien, il est possible de vivre à Jérusalem et de s’y sentir bien. Il loge chez ses confrères de la communauté jésuite.
Mgr Martini se lève tôt, sa chambre donne sur le Mont des oliviers. Elle est du reste orientée plein. Tout en satisfaisant à ses obligations de religieux, il se consacre à la rédaction d’une édition critique de la seconde Lettre de Pierre.
Ce travail devrait être finit pour cet été. L’ancien archevêque de Milan se déclare convaincu que son activité actuelle, d’ordre scientifique, rend également service à l’Eglise, comme son action pastorale du reste pendant les 22 années passées à la tête de l’archidiocèse milanais.
Des activités réduites
Malgré son souhait d’une retraite paisible, le cardinal passe un total de deux mois à Rome pour assister aux séances des Congrégations. En 2004, le Mgr Martini dirigera des exercices spirituels destinés aux évêques tchèques et slovaques.
J’ai laissé ma canne d’argent à Milan
A passé 75 ans, «les genoux cèdent» remarque le cardinal qui se déplace maintenant avec une canne. Mais une canne en bois, précise-t-il, «un bois noueux que j’ai acheté dans un souk de Jérusalem»: Le cardinal avait pourtant reçu une canne en argent: «Je l’ai laissée à Milan» explique- t-il, préférant un modèle plus solide pour ses déplacements en ville. (apic/giornaledelpopolo/sh)
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