Rome: Les antiques Eglises de l’Orient en dialogue au Vatican du 27 au 29 janvier
Rome, 26 janvier 2003 (APIC) Du 27 au 29 janvier, se tiendra à Rome une réunion avec les antiques Eglises de l’Orient. On espère, au Vatican, que cette rencontre de dialogue contribuera à rétablir la pleine communion.
Les antiques Eglises de l’Orient sont composées de l’Eglise copte orthodoxe, de l’Eglise syro-orthodoxe, de l’Eglise apostolique arménienne, de l’Eglise orthodoxe d’Ethiopie, de l’Eglise orthodoxe d’Erythrée et de l’Eglise orthodoxe Syro-Malankare. Ces Eglises appartiennent à des traditions diverses et ne vivent pas en pleine communion canonique, explique le père Johan Bonny du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens – dans l’Osservatore Romano du 16 janvier. Elles considèrent cependant appartenir à une même famille ecclésiale et reconnaissent la validité réciproque de leurs sacrements et permettent la concélébration eucharistique.
«Dans le contexte actuel du Moyen-Orient, en raison des conflits et des divisions, explique encore le père Bonny, ces Eglises éprouvent la nécessité d’intensifier leurs relations au niveau pastoral et au niveau social». «On peut espérer, affirme-t-il en conclusion, que ce nouveau dialogue, en se basant sur les nombreux résultats des dialogues bilatéraux précédents, puisse contribuer à un rétablissement de la pleine communion entre l’Eglise catholique et les antiques Eglises de l’Orient».
Des immiscions dans le dialogue avec le patriarcat de Moscou
Dans le même numéro du quotidien du Saint-Siège, le père Jozef Maj dresse un bilan des relations entre l’Eglise catholique et le patriarcat orthodoxe de Moscou. Soulignant que la création des quatre diocèses en Fédération de Russie, en février 2002, avait créé «une forte réaction négative», le père Maj regrette que les discussions qui ont suivies se soient déroulées «à distance» et que «des instances extra ecclésiales» se soient «immiscées» dans le dialogue alors que leur rôle consiste plutôt «à sauvegarder le plein exercice de la liberté religieuse».
Pour autant, malgré les obstacles, le père Maj souligne que «aujourd’hui, après de longs mois d’accusations sur la présumée action prosélyte de l’Eglise catholique en Russie et de reproches basés sur des suppositions ou sur des apparences malheureuses plutôt que sur des faits réellement survenus, semble émerger une vision plus réaliste qui pourrait offrir des résultats positifs dans les relations entre les deux Eglises. Le père Maj signale en outre que le dialogue épistolaire entre Jean Paul II et Alexis II n’a pas subi d’altération cette année.
Comme signe de léger réchauffement, il faut noter la présence d’un proche collaborateur de Kirill de Smolensk chargé des relations extérieures du patriarcat de Moscou à une célébration organisée à la veille de la clôture de la semaine de prière pour l’Unité des chrétiens dans la cathédrale catholique de Moscou. Igor Vigianov a souligné à l’Avvenire le journal des évêques italiens en date du 26 janvier, que l’opportunité d’une reprise effective du dialogue pourrait se développer dans les prochaines semaines. (apic/imedia/bb)
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