Des changements de sexe acceptés par la culture moderne

Rome: Le document sur le non accès des transsexuels aux ordres religieux était confidentiel

Rome, 2 février 2003 (APIC) Les documents du Vatican sur le non accès des transsexuels aux ordres religieux étaient « absolument confidentiels » et réservés aux supérieurs et supérieures généraux des congrégations religieuses. Selon les nouvelles directives, qualifiées de « mesure disciplinaire sévère » par « Vidimus Dominum », le site internet de la vie consacrée à Rome, les transsexuels ne sauraient ni devenir ni rester des religieux et des religieuses.

Les personnes transsexuelles ne peuvent devenir des religieux ou des religieuses, et au cas où certaines d’entre elles l’étaient déjà, elles doivent être expulsées des instituts respectifs, selon les nouvelles directives contenue dans un bref document de 3 pages défini comme « Notes concernant les aspects canoniques du transsexualisme par rapport à la vie consacrée ».

Ce document préparé par la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi est parvenu aux supérieurs et supérieures généraux à la mi-janvier par le biais du préfet de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le cardinal Eduardo Martinez Somalo, qui a joint une circulaire aux notes.

Une « pathologie rare »

Les deux textes devaient rester « absolument confidentiels », mais des sources journalistiques les ont divulgués, violant ainsi la confidentialité maintenue par les Unions de supérieures et supérieurs généraux. Le transsexualisme dans la vie consacrée, selon des sources autorisées, n’est pas un « phénomène très répandu dans la vie consacrée », mais il est qualifié par le document romain de « pathologie rare », mais le fait que la culture moderne accepte communément les changements de sexe créé d’importants problèmes dans les milieux ecclésiaux. Les directives du Vatican sont devenues nécessaires – selon le texte désormais public – surtout pour uniformiser les modalités et les critères canoniques d’intervention au cas où l’on estimerait nécessaire d’agir dans les cas qui se présentent.

Le transsexualisme, en effet, pose des problèmes « ayant trait au respect de la chasteté célibataire, vu que le don de soi à Dieu conformément à la virginité de Jésus-Christ est faite par l’individu dans sa totalité, une totalité qui suppose son intégralité corporelle et psycho- spirituelle », rapporte « Vidimus Dominum ».

« Ainsi, les problèmes qui se posent ne sont pas seulement des problèmes de licéité de l’admission au noviciat et aux voeux, comme dans le cas douteux, mais aussi de validité, dans les cas certains ».

On définit également comme « graves » au point de vue canonique « les conséquences, pour le membre d’un Institut de vie consacrée ou d’une Société de vie apostolique qui se soumet volontairement à intervention chirurgicale de changement de sexe: l’expulsion de la maison religieuse ou de la maison de la Société; l’impossibilité de recevoir et d’exercer régulièrement les ordres pour mutilation grave de son corps ». (apic/cns/vid/be)

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