Intervention du gouverneur

Sénégal: Deux religieux se disputent la succession à la tête de la grande mosquée de Dakar

Dakar, 9 février 2003 (APIC) Deux religieux se disputent la succession à la tête de la grande mosquée de Dakar au Sénégal. Depuis le décès, en septembre 2001, de l’ancien grand imam, les deux hommes ne sont pas parvenus à s’entendre. Le gouverneur de Dakar, Saliou Sambou, leur a en conséquence imposé le partage du poste. Cela a provoqué l’irritation de certains fidèles, qui dénoncent une ingérence du pouvoir dans les affaires religieuses.

Construite par des marocains au début de l’indépendance du pays, en 1960, puis inaugurée par le Roi Mohamed V quatre ans plus tard, la grande mosquée de Dakar est le lieux de prière des dirigeants sénégalais lors des grandes fêtes musulmanes. Elles accueillent aussi, lors de ces fêtes de prières, les ambassadeurs ou représentants musulmans d’organisations internationales, ainsi que les personnalités étrangères de passages à Dakar.

C’est la plus importante mosquée de la capitale sénégalaise. Pourtant, depuis la mort de son dernier imam, elle offre une image quasiment morose. Ses portes d’entrée son souvent fermées.

Saliou Sambou, gouverneur de Dakar, a déclaré qu’il n’y a pas eu de consensus parmi les adjoints directs du défunt imam pour lui succéder. Deux tendances se sont formés. Chacune d’elles a proposé son imam. Le gouvernement dakarois a attendu en vain qu’ils parviennent à un compromis.

En attendant que la situation se décante, l’administration a imposé aux deux religieux le partage du poste en alternance. Le premier a dirigé la prière de korité (aïd el fitr), en janvier dernier, en présence des plus hautes autorités du pays. Le second dirigera celle de la prière de tabsaki (aïd el addah), mercredi 12 février prochain.

Des fidèles interrogés par la radio privée «Walf FM», se sont offusqués du fait que l’autorité civile continue de choisir un imam pour diriger la prière à la grande mosquée de Dakar. Ils ont souhaité la fin de cette situation avec la nomination d’un imam stable. Certains d’entre eux ont aussi déploré la division au sein de la communauté musulmane dakaroise qui la rend incapable de s’accorder sur un imam. apic/ibc/sh)

Mali: XVème Assemblée Générale de la CERAO

Appel des évêques pour la Côte-d’Ivoire

Bamako, 9 février 2003 (APIC) La Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO) a tenu du 3 au 9 février sa 15ème Assemblée générale à Bamako au Mali. Le thème de la mondialisation a été au centre de la rencontre. Mgr Théodore Adrien Sarr, archevêque de Dakar, a été porté à la présidence de la CERAO, Mgr Jean Marie Compaoré, évêque de Manga, premier vice-président, et Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako, deuxième vice-président. Les évêques de la CERAO ont également lancé un appel pour la paix en Côte-d’Ivoire.

Les travaux de la XVème Assemblée générale de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest francophone ont été marqués un débat sur la mondialisation, introduit par un exposé de Marguerite Peeters, directrice de l’Institut pour la dynamique du dialogue interculturel de Bruxelles.

Pour Marguerite Peeters, «dans son état actuel, l’Occident ne se montre pas capable d’orienter le processus de mondialisation dans une direction qui permettra à la foi et aux valeurs humaines d’exercer leur influence». C’est pourquoi il est urgent, estime-t-elle, de revenir à la personne humaine concrète, par la vérité, la conscience morale, et l’amour, facteurs essentiels du vrai développement. Il appartient aussi à l’Eglise de donner un contenu anthropologique et théologique aux nouveaux concepts et courants culturels, précise-t-elle.

Appel des évêques pour la Côte d’Ivoire

Les évêques du CERAO invitent les populations des différentes régions de Côte d’Ivoire à refuser «de céder aux séductions des manipulations politiques, ethniques, régionalistes et religieuses pour préserver l’intégrité territoriale d’une nation unie et indivisible».

Ils lancent un appel pressant aux leaders des partis politiques ivoiriens pour les exhorter à sensibiliser leurs militants et à désarmer leurs combattants et leurs «sinistres escadrons de la mort», pour donner une chance au dialogue.

Les prélats demandent également aux forces armées, aux organisations rebelles et aux Institutions républicaines d’adhérer pleinement au plan de paix proposé par les organisations internationales, régionales, et par tous les hommes de bonne volonté, afin «de servir et de sauvegarder la paix si indispensable et chère à tout le Peuple de Côte d’Ivoire». (apic/com/sh)

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