A Fribourg ? Dans le cadre de la rencontre nationale des jeunes

Suisse: Le pape invité en Suisse par les évêques du pays en 2004

Berne, 6 mars 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II a été invité en Suisse pour le printemps 2004 par la Conférence des évêques suisses, pour marquer la rencontre nationale des jeunes catholiques, programmée en mai ou en juin 2004. En attendant la réponse du Vatican prévue pour juin prochain, les organisateurs sont à la recherche d’un lieu. Fribourg ou Berne sont les principales villes susceptibles d’accueillir le pape. Et donc la rencontre des jeunes en préparation.

Lors de sa 259e assemblée ordinaire, tenue à Lucerne du 3 au 5 mars, la Conférence des évêques suisses (CES) a rendu public son projet d’inviter le pape Jean Paul II. L’invitation est partie pour Rome le 5 mars. Le Vatican et les évêques suisses ont déjà prévu: si la réponse est positive, la visite sera brève, en raison notamment de la santé de Jean Paul II. Elle aura probablement lieu durant une journée de dimanche. Les lieux envisagés sont principalement Fribourg et Berne, en raison de leur position centrale.

Marc Aellen, porte-parole de la CES, a précisé à l’Apic que la rencontre de jeunes catholiques aura lieu, que le pape réponde favorablement ou non à l’invitation. Pour l’instant, les organisateurs préfèrent jouer la carte de la modestie. Quelques milliers de jeunes sont attendus et la visite pontificale sera entièrement organisée en vue de cette rencontre. Pour l’heure, la CES a simplement informé la conseillère fédérale Ruth Metzler du projet.

Selon, Marc Aellen, il est préférable de ne pas faire preuve de trop d’ambition. Si la visite reçoit un écho plus large, notamment auprès des jeunes des pays limitrophes, « tant mieux », commente-il. Il ne s’agit évidemment pas de concurrencer les Journées mondiales de la Jeunesse qui auront lieu à Cologne en 2005, mais plutôt d’en être le tremplin, précise le porte-parole. Quant aux questions financières et logistiques, elles sont actuellement à l’étude.

Le rapport privilégié du pape avec les jeunes

Dans leur lettre d’invitation, les évêques rappellent la relation toute spéciale qu’entretient Jean Paul II avec les jeunes. C’est lui qui est l’instigateur des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ).Plusieurs centaines de Suisses étaient présents à Denver, Paris ou Rome, et plus de 800 d’entre eux se sont rendus à Toronto. Lors de cette rencontre nationale 2004, de nombreux jeunes pourraient avoir une occasion unique de rencontrer personnellement Jean Paul II. SH

Encadré

Terre Sainte: les chrétiens de Bethléem ont un urgent besoin de soutien

Au lendemain de la célébration interreligieuse nationale pour la paix, qui a eu lieu mercredi au Münster de Berne, les évêques suisses réitèrent leur cri d’alarme au sujet de la crise en Terre Sainte. La présence même des communautés chrétiennes en Palestine est menacée par la gravité du conflit actuel et par la dévastation économique qu’il entraîne.

Pour les évêques suisses, il s’agit de fournir un soutien efficace et urgent. Une urgence dont témoigne Mgr Pierre Bürcher, évêque auxiliaire à Lausanne, qui s’est lui-même rendu en janvier en Terre Sainte et a eu de nombreux contacts avec la population locale, tant palestinienne qu’israélienne.

La CES réclame la cessation de ces mesures discriminatoires à l’égard de la population locale et recommandent particulièrement la quête du Vendredi Saint destinée à la population de Terre Sainte. SH

Encadré

Document du Groupe de travail « Bioéthique » de la CES: ne pas instrumentaliser l’embryon

Le Groupe de travail « Bioéthique » de la CES a remis lundi aux parlementaires fédéraux sa prise de position intitulée « Le statut de l’embryon », concernant la recherche sur les embryons humains. Il examine de façon critique le projet de loi présenté aux Chambres durant cette session de printemps et estime que « les inconsistances de ce texte législatif ne peuvent convaincre ». Le Groupe de travail soutient que 16 heures après le début de la fécondation par l’union des chromosomes, « l’individualité génétique humaine du nouvel être est fixée ».

Dès ce moment, estime-t-il, « aucun changement d’identité n’est plus constaté dans le développement ».

A partir de là, un raccourcissement du délai légal durant lequel un embryon peut être détruit pour obtenir des cellules souches ne répond pas à cette constatation fondamentale: l’embryon ne se développe pas pour devenir un être humain, mais il se développe dès le début en tant qu’être humain, résume le Groupe de travail. « On ne peut donc pas dire que le droit à la protection croît au fil du développement. Ce droit à la protection existe au contraire pleinement dès le début », estime-t-il.

Le Groupe « Bioéthique » considère que dès le stade le plus précoce, l’embryon doit bénéficier d’une protection juridique contre toute instrumentalisation pour des buts étrangers. L’instrumentalisation de la vie humaine à des fins scientifiques « est tout simplement inacceptable d’un point de vue éthique, au nom même du respect de la dignité humaine », conclut le Groupe de travail. (apic/com/sh)

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