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Elle est « moralement et légalement justifiable », estiment-ils
Londres, 28 mars 2003 (Apic) Un évêque anglican, Peter Forster, s’est distancié de la plupart de ses collègues et de l’archevêque de Cantorbéry en se prononçant en faveur de l’intervention militaire conduite par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne contre l’Irak. Deux de ses collègues en font autant, qualifiant cette guerre de « bonne option ».
Pour l’évêque de Chester, l’action militaire en Irak est « moralement et légalement justifiable. Même si entreprendre une telle action impliquait et implique de grands risques, je crois que laisser le régime de Saddam Hussein au pouvoir représente un danger bien plus grand ».
Avec cette déclaration, Peter Forster affiche sa différence avec l’archevêque de Cantorbéry Rowan Williams qui, avec le cardinal catholique Cormac Murphy-O’Connor, a mis en cause, avant le début des hostilités, la « légitimité morale » d’une guerre avec l’Irak.
Depuis le début des combats, Rowan Wiliams n’a en effet pas cessé d’émettre de sévères critiques concernant l’action militaire.
Le Conseil des évêques de l’Eglise d’Angleterre avait déclaré en janvier que le bien-fondé d’une action militaire « restait à prouver » même si depuis, deux évêques diocésains, ainsi que Peter Forster, ont aussi exprimé des vues différentes.
Pour John Oliver, évêque va-t-en guerre de Hereford, les sentiments de ceux qui sont contre la guerre sont pour une grande part « simplistes et naïfs ». « Si l’on essaie de juger en termes de souffrances humaines », dit-il, en rappelant la brutalité du régime de Saddam Hussein, « la guerre peut sembler encore une bonne option ». Reste à demander aux victimes ce qu’elles pensent de « cette bonne option ».
Quant à Michael Nazir-Ali, évêque de Rochester, souvent vu comme un candidat au poste d’archevêque de Cantorbéry avant la nomination de Rowan Williams, il pense que les gouvernements peuvent être justifiés dans leur action « si le Conseil de sécurité produit des preuves irréfutables de violation matérielle de ses propres résolutions mais n’agit pas ». (apic/eni/pr)
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