Kenya: Les Eglises appellent le gouvernement à tenir ses promesses électorales
Nairobi 10 avril 2003 (Apic) Cent jours se seront après l’entrée en fonctions du gouvernement du président kényen Mwai Kibaki, les Eglises du Kenya appellent les autorités à tenir leurs promesses électorales et à introduire la nouvelle Constitution miroitée durant la campagne électorales.
Le parti de la coalition nationale arc-en-ciel (NARC) aujourd’hui au pouvoir s’était en effet engagé à mettre en place une nouvelle constitution pour le Kenya dans les cent jours suivant son entrée en fonctions. Lors des élections de décembre dernier, ce parti a écarté du pouvoir l’Union nationale africaine du Kenya, qui dirigeait le pays depuis 40 ans.
«Il a été promis aux Kenyans qu’ils auraient une nouvelle constitution avant 100 jours s’ils votaient en faveur de la coalition de l’opposition», a rappelé le pasteur Habil Omungu de la cathédrale anglicane de Nairobi. «Mais nous attendons toujours.»
Des responsables d’Eglise ont fait campagne en faveur d’une constitution qui limiterait le pouvoir de la présidence. Ils ont aussi réclamé des droits constitutionnels égaux pour toutes les religions, faisant remarquer que les membres de la commission constitutionnelle nommés par le dernier parlement avaient préparé un document autorisant l’établissement d’un tribunal spécial pour les musulmans.
Environ 66% des 30 millions de Kenyans sont chrétiens et 6% sont musulmans, d’autres étant adeptes de croyances traditionnelles animistes.
Un débat constitutionnel national est programmé le 28 avril, mais certains responsables religieux déplorent la lenteur du processus et craignent que le gouvernement ne fasse traîner les choses en longueur.
Le 3 avril, à Nairobi, des responsables de plusieurs confessions ont rencontré les membres de la nouvelle commission parlementaire pour lui faire part de leurs préoccupations. (apic/eni/pr)
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