Journée mondiale de prière pour les vocations le 11 mai

Prêtres en France: Les prochaines années s’annoncent difficiles

Paris, 28 avril 2003 (Apic) Prêtres en France: les prochaines années s’annoncent difficiles. Leur nombre va encore baisser, prédit, statistiques à l’appui, le Service national des vocations. Il y a trente ans, il y avait encore quelque 4’000 séminaristes pour tout l’Hexagone, aujourd’hui ils ne sont plus que 831.

La journée mondiale de prière pour les vocations du 11 mai est traditionnellement précédée en France de la publication annuelle du rapport du Service national des vocations de l’Eglise catholique. Celle-ci n’incite guère à l’optimisme s’agissant des vocations.

Son coordinateur, le Père Jacques Anelli, analyse pour le SNOP (la lettre d’information bimensuelle de la Conférence épiscopale française) l’inexorable baisse en France.

Le Père Anelli distingue trois périodes. La première est celle de l’effondrement des statistiques de 1950 à 1974, avec un dernier sursaut lors du Concile Vatican II. C’est durant l’époque dite des « trente glorieuses » que le monde rural et ses familles nombreuses enregistrent également une baisse importante de leurs effectifs. Des quelque 4’500 en 1966, les séminaristes français sont moins de 1’300 en 1974.

La seconde période qui va de 1975 à 1995 est qualifiée de « relativement stable ». Il y avait 1’200 séminaristes dans l’Hexagone en 1975 et 1’155 en 1995. Si les personnes qui entraient au séminaire étaient encore généralement issues des milieux catholiques, leur démarche était le résultat d’une réflexion plus mature, souligne le Père Anelli.

Finalement la troisième période, qui débute en 1996, s’illustre par un effritement constant des effectifs. De 1’103 il y a sept ans, les candidats au sacerdoce n’étaient plus que 831 en 2002.

La moyenne d’âge des entrées est de 26 ans. Le milieu familial est devenu a son tour déchristianisé, comme on le remarque également dans le mariage, où souvent les partenaire sont « non catéchisés », quand ils ne sont pas carrément non baptisés.

Le Père Anelli conclut son analyse en soulignant qu’à la baisse des entrées va désormais s’additionner la mise en retraite des prêtres ordonnés avant les années soixante. Des prêtres encore en service aujourd’hui, et qui représentent une part importante des ministres toujours en activité. (apic/snop/sh)

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