Une situation qui a créé des confusions
Bâle, 30 avril 2003 (Apic) L’évêque du diocèse de Bâle, Mgr Kurt Koch, confirme dans le bulletin « Schweizerische Kirchenzeitung » du 1er mai qu’à l’avenir les prêtres dispensés de leurs obligations ne dirigeront plus de paroisses. Ces situations ont créé des confusions face à ces responsables de communautés, qui sont en fait toujours prêtres et accomplissent un travail confié habituellement à un théologien laïc.
Dans sa prise de position, l’évêque de Bâle rappelle qu’un prêtre dispensé de ses obligations reste un prêtre, mais ne peut plus accomplir ses devoirs sacerdotaux. Il s’engage notamment à ne pas célébrer l’eucharistie, ni aucun autre sacrement. Il est cependant faux de le désigner sous le terme de « prêtre laïcisé », car il n’a pas encore rejoint l’état laïc.
Une confusion peut donc se créer, selon Mgr Koch, dès le moment où un prêtre dispensé se retrouve à la tête d’une paroisse. Cette situation va provoquer en lui un conflit d’identité car il se trouvera dans une position de responsabilité où il aura de la difficulté à se situer entre un théologien laïc et un prêtre.
Cette pratique maintenant stoppée par Mgr Koch est née sous l’un de ses prédécesseurs. Mgr Otto Wüst, dans les années 90, avait considéré que s’il n’y avait pas de prêtre ordonné à disposition, un prêtre dispensé pouvait être institué comme responsable de paroisse (« Gemeindeleiter »). Selon Mgr Koch, le diocèse de Bâle est le seul en Suisse à confier des paroisses à des prêtres dispensés.
L’évêque a décidé que les concernés restent en place pour le moment, mais ne pourront pas à l’avenir être nommés à la tête d’une nouvelle paroisse comme « Gemeindeleiter ». Ils pourront toutefois continuer à travailler comme assistants pastoraux ou catéchistes. Cette décision ne touche pas les théologiennes et théologiens laïcs à la tête d’une paroisse catholique du diocèse.
Chantage et coup monté d’un ancien prêtre
Dans son article, l’évêque de Bâle exprime également son mécontentement face à Ernst Knorr, qui a divulgué sans autorisation une information interne au diocèse. Cet ancien prêtre, aujourd’hui marié, travaille actuellement comme responsable de la paroisse de Gretzenbach, dans le canton de Soleure. Mis au courant de la mesure annoncée par son évêque, il avait pressé ce dernier de prendre publiquement position jusqu’à Pâques, sans quoi il avertirait les médias. Il a mis sa menace à exécution, en s’assurant de la complicité de Michael Meier, journaliste au »Tages- Anzeiger » de Zurich, et de Thomas Gubler du « Basler Zeitung ». Knorr avait notamment accusé son évêque dans la presse de conduire le diocèse à la « catastrophe ».
Mgr Koch déplore que cette vague médiatique ait provoqué des énervements et des insécurités dans le diocèse. Le « Tages-Anzeiger » avait titré: « Mgr Koch met un frein aux laïcs ». Cette formule, selon l’évêque, avait intentionnellement induit les lecteurs en erreur, car elle touchait non pas un petit nombre de concernés, mais tous les laïcs, alors que la mesure ne s’applique qu’aux prêtres sous le coup d’une dispense. (apic/wm/bb)
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