Le pape remercie ses « gardes du corps »
Rome, 6 mai 2003 (Apic) Jean Paul II a remercié ceux qui s’occupent sans relâche de sa protection rapprochée, en recevant les 32 nouvelles recrues de la Garde suisse pontificale, le 6 mai. Dans l’après-midi du même jour, ces mêmes jeunes devaient prêter serment dans la cour du palais apostolique du Vatican.
Comme chaque année, le jour anniversaire de la mort héroïque de 147 gardes suisses durant le Sac de Rome de 1527, le souverain pontife a reçu les jeunes qui sont arrivés au service de sa protection cette année. « J’exprime ma plus vive gratitude à tous les membres de la Garde suisse pontificale, pour leur loyauté envers le successeur de Pierre et pour la qualité du travail qu’ils accomplissent, en veillant à l’ordre et à la sécurité sur le territoire du Vatican », a affirmé Jean Paul II dans un discours qui a été lu par le chapelain de la garde.
Chaque nouveau garde salué par le pape
Le pape a ensuite salué l’un après l’autre chacun des nouveaux gardes, accompagnés de leurs familles. « Il semblait heureux de pouvoir prendre du temps avec nous », a affirmé l’un d’entre eux à l’Apic, à l’issue de l’audience. « Visiblement en forme, il a pris du temps pour saluer chaque garde et prononcer quelques mots dans la langue de chacun ». Jean Paul II a particulièrement pris du temps pour saluer un caporal qui s’est marié le 3 mai dernier avec une Polonaise.
Cette occasion est la seule que les gardes ont aujourd’hui d’avoir un contact personnel avec le souverain pontife dans le cadre du service. « Même si nous sommes en permanence à ses côtés, parfois même très proches physiquement, nous n’avons jamais réellement l’opportunité de parler avec lui », affirme le caporal Christian Richard, présent à la Garde depuis dix ans et le plus ancien des francophones. « Il y a quelques années, il nous arrivait de le rencontrer dans les couloirs du palais apostolique. Il s’arrêtait parfois pour discuter avec l’un ou l’autre », raconte-t-il. En vrai professionnel, il ne regrette toutefois pas cette époque. « Nous sommes arrivés là pour servir le pape, non pas pour devenir son ami ! ».
Serment dans les quatre langues nationales
Dans l’après-midi du 6 mai, les 32 hallebardiers – et non pas 33 comme prévu initialement, l’un d’entre eux ayant quitté la Garde il y a quelques jours pour des raisons personnelles – devaient prêter serment dans la cour Saint-Damase, au coeur du Palais apostolique. Cette année, les quatre langues français, allemand, italien et romanche – seront prononcées lors du serment. Par ailleurs, pour la première fois, un garde de couleur – un Suisse d’origine indienne – jurera fidélité au pape sur le drapeau de la Garde.
Autre particularité cette année, le nouveau commandant de la Garde pontificale, le colonel Elmar Mäder – nommé à son poste le 9 novembre dernier en remplacement du colonel Pius Segmüller – prêtera également serment. A cette occasion, il réutilisera la cuirasse de commandant qui n’avait plus été utilisée par ses prédécesseurs depuis trente ans. (apic/imedia/bb)
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