Guatemala: Les religieux condamnent l’impunité dictée par le gouvernement
Guatemala Ciudad, 11 mai 2003 (Apic) La Conférence des Religieux du Guatemala (CONFREGUA) condamne le climat d’»impunité» contre les responsables d’assassinats. Sa déclaration fait suite à la décision de la Cour d’appel d’absoudre le colonel Juan Valencia de l’accusation d’assassinat de l’anthropologue Myrna Mack.
La femme menait une enquête en 1990 sur la situation des déplacés victimes de la guerre civile, rappelle l’agence d’information religieuse «Vidimus Dominum». Pendant 15 jours elle avait été surveillée de près par les agents de l’Etat-major. Le 11 septembre 1990, elle a été retrouvée morte, victime de 21 coups de couteau.
L’arrêt de la cour fait suite à celui prononcé en octobre dernier à l’encontre des deux autres grands officiers accusés d’être les responsables de l’assassinat. Dans le communiqué de condamnation de l’arrêt, la CONFREGUA se déclare «solidaire» de la famille Mack. «Nous solidarisons avec toutes les femmes, tous les hommes et tous les enfants qui, pendant 15 ou 20 ans ont subi des massacres, des persécutions et vécu sous la menace d’extermination».
«Nous condamnons énergiquement cette décision qui ne permet point la reconstruction si désirée du tissu social ni le dédommagement des victimes; qui empêche tout processus de réconciliation au Guatemala, parce qu’on ne saurait accepter ni le pardon ni la réconciliation sans la justice; parce qu’elle met en évidence la détérioration des Accords de paix». Le conseil de direction de la CONFREGUA souhaite, en conséquence, que l’on parvienne au plus vite à un rétablissement de l’»état de droit constitutionnel et démocratique». (apic/vd/bb)
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