Rome: Jean Paul II s’adresse aux futurs ambassadeurs du Saint-Siége dans le monde
Rome, 15 mai 2003 (Apic) Les ambassadeurs du Saint-Siège sont avant tout des prêtres au service de l’Eglise, a rappelé jeudi le pape Jean Paul II aux futurs nonces apostoliques. Une trentaine de jeunes prêtres suivent actuellement des cours en vue de devenir des représentants du Saint-Siège à l’étranger.
Jean Paul II a insisté pour que les ambassadeurs du Saint-Siège «alimentent un rapport ininterrompu avec Dieu dans la prière», en recevant le 15 mai au Vatican les élèves de l’Académie pontificale ecclésiastique. En s’adressant aux futurs nonces, le pape a souligné l’importance de leur passage à Rome le temps de la formation, «pour mieux comprendre les réalités complexes de notre temps».
«Pour accomplir de manière fidèle les tâches qui vous seront confiées, il est indispensable que votre objectif prioritaire soit de tendre vers la sainteté», a déclaré le pape à ses futurs ambassadeurs. Une trentaine d’élèves, tous prêtres âgés d’au moins trente ans, suivent actuellement une formation à l’Académie pontificale ecclésiastique, à Rome, dans l’objectif de travailler au service diplomatique du Saint-Siège.
«Aspirer à la perfection évangélique doit être votre effort quotidien», a ajouté Jean Paul II dans son discours, insistant sur l’importance, pour ces futurs diplomates hors du commun, d’»alimenter un rapport ininterrompu d’amour avec Dieu dans la prière». «Là se trouve le secret de l’efficacité de chaque ministère et service dans l’Eglise».
Alors qu’une partie des apprentis nonces partira dans quelques semaines aux quatre coins du monde pour représenter le Vatican auprès de gouvernements nationaux ou d’instances internationales, le pape a demandé à ses futurs ambassadeurs de profiter au maximum de leur expérience romaine. «La vie commune à l’Académie, au centre du catholicisme, vous éduque au partage et à la compréhension réciproque, vous ouvre à la dimension universelle de l’Eglise et vous offre l’opportunité de mieux comprendre les complexes réalités humaines de notre temps», a-t-il expliqué. «Tout cela vous sera d’une grande aide quand vous exercerez votre mission au milieu de populations variées de par leurs habitudes, leurs civilisations, leurs langues et leurs traditions religieuses».
Un peu d’histoire
L’Académie pontificale ecclésiastique a été fondée par Clément XI, en 1701. Dès le début, son objectif a été de préparer, par des cours spécialisés, de jeunes prêtres à travailler au service diplomatique du Saint-Siège. Ses statuts ont été réformés par Pie VI en 1775, puis par Léon XII en 1829 et enfin par Léon XIII en 1879.
La trentaine d’élèves suivant actuellement cette formation – huit d’entre eux sont Italiens, les autres venant des cinq continents – vivent dans un palais du 16ème siècle, entourée des tableaux d’anciens élèves devenus célèbres – cinq d’entre eux sont devenus papes, parmi lesquels Jean XXIII et Paul VI – ou encore des photos des promotions depuis les années 60. On retrouve ainsi la plupart des diplomates pontificaux actuels, comme les cardinaux Agostino Casaroli et Angelo Sodano, les deux derniers secrétaires d’Etat du Vatican, à l’époque où ils étaient jeunes étudiants.
Aujourd’hui, le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques avec 174 pays, plus l’Ordre de Malte. 83 de ces relations ont été nouées sous Jean Paul II. A ces pays, il faut ajouter deux missions à caractère spécial, la Mission de la Fédération de Russie, avec un ambassadeur, ainsi que le Bureau de l’Organisation pour la Libération de la Palestine (0LP), avec un Directeur. Trois bureaux de représentation d’Organisations internationales sont par ailleurs présents dans la diplomatie vaticane. Il s’agit de l’ONU, de l’UNHCR et du bureau de la Ligue des Etats arabes. (apic/imedia/pr)
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