Après les casseurs, l’Ecriture sainte
Genève, 3 juin 2003 (Apic) Au milieu des vitrines brisées, le temple de la Fusterie, situé au coeur du quartier commerçant de Genève, abrite cette semaine la « Fête de la Bible », organisée par la Société évangélique de la ville de Calvin. En ouverture, un exemplaire des Ecritures a été remis au président du Conseil d’Etat, Laurent Moutinot.
Contraste entre les événements violents de ces derniers jours et la paisible atmosphère d’une exposition biblique, même si le Livre saint a aussi été le prétexte d’affrontements dans le passé.
La Société évangélique de Genève a mis sur pied, en cette année qui lui est consacrée, une « Fête de la Bible » qui ne se limite pas à la présentation, par la Société biblique suisse, d’une exposition sur les origines et l’histoire d’un Livre saint depuis longtemps « mondialisé », puisqu’il a été traduit en 2’300 langues.
Chaque matin de 10 à 12 heures, du 3 au 7 juin, sont lus des textes de la Bible, regroupés par thèmes: la loi, les prophètes, les textes poétiques, les Evangiles et les Epîtres. Et cela en différentes langues d’Asie, d’Afrique, d’Europe de l’Est, d’Europe du Nord et latines. Entre midi et 14 heures, se déroulent des animations, autour des mets ou des grands crus de la Bible (avec dégustation de vin le mercredi et le vendredi) ou un concours permettant de tester ses connaissances. Enfin, l’après-midi, la Bible est contée en français, avec des intermèdes musicaux et des illustrations.
Des critiques cinglantes
Pour l’ouverture de cette fête, lundi après-midi, son organisateur, le pasteur André Normandin, a accueilli les représentantes des trois Eglises reconnues à Genève. Il s’agissait en effet, ce qui est peu ordinaire, de trois femmes: Adelaïde Mokry, de l’Eglise catholique chrétienne, Claude Anken, vice-présidente du Conseil de l’Eglise protestante et Anne-Marie Hidber, délégués épiscopale, de l’Eglise catholique romaine. Jean-Claude Zurcher, secrétaire général de l’Alliance évangélique romande, a souligné que des personnes sont transformées par la lecture de la Bible. « Celle-ci me montre que je ne me suffis pas à moi-même et que j’ai besoin, pour combler mon vide intérieur, de la rencontre avec Dieu ».
Un exemplaire de la Bible de Segond, citoyen de Genève, a été remis au président du Conseil d’Etat, Laurent Moutinot, présent malgré les événements liés au G8. « En lisant la Bible, j’ai constaté que les critiques adressées par les prophètes aux autorités de l’époque étaient encore plus cinglantes que celles adressées ces derniers jours aux dirigeants de la planète. C’est une nécessaire leçon d’humilité », a relevé le magistrat. Et, à la sortie du temple de la Fusterie, l’on retrouvait des escouades de policiers harnachés, prêts à affronter casseurs et manifestants. (apic/mba/pr)
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