«Inadmissible !»
Paris, 5 juin 2003 (Apic) Après les catholiques et les orthodoxes, les protestants réclament également la mention de la religion dans la Constitution européenne. La fédération protestante de France (FPF) a adressé une lettre le 4 juin au ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin. Elle juge «inadmissible que, sous prétexte de satisfaire les extrémistes de la laïcité, la mention explicite des religions qui ont marqué la civilisation européenne soit camouflée sous la formule d’élan spirituel».
Le président de la FPF, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, propose une reformulation du préambule ou la phrase «l’élan spirituel toujours présent dans son patrimoine» soit remplacée par «la pensée juive, chrétienne et musulmane».
Dans la même journée de jeudi, le président de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE) , Mgr Josef Homeyre, a adressé une lette a Valéry Giscard d’Estaing, président de la Convention européenne, pour à nouveau plaider en faveur d’une référence à Dieu et aux racines chrétiennes dans la Constitution.
Selon Valéry Giscard d’Estaing, une mention explicite de la religion chrétienne n’est pas possible, car, estime-t-il, il faudrait alors mentionner «aussi les autres religions présentes sur le continent, du judaïsme à l’islam. Et cette solution n’aurait pas été acceptable pour tous», a-t-il soutenu le 31 mai dans une interview au journal italien «Corriere della Sera».
Une explication que refuse d’entendre l’Eglise orthodoxe grecque. Selon son porte-parole, Haris Konidaris, son Eglise refuse de voir mettre sur le même plan la tradition chrétienne et les traditions juives et musulmanes «qui n’ont pas joué le rôle fondamental de la première dans la formation de la culture européenne et dans l’histoire de l’Europe». (apic/ag/sh)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse