Tunisie: Ai dénonce le règne de l’injustice qui prévaut en Tunisie
Londres, 11 juin 2003. (Apic) Amnesty International dénonce le règne de l’injustice qui prévaut en Tunisie et demande de mettre un terme aux violations des droits humains. L’organisation appelle par ailleurs les autorités locales à mettre un terme à cet «enchaînement de pratiques abusives», et à se conformer aux traités internationaux ratifiés par le gouvernement tunisien.
Amnesty International se dit préoccupée par l’attitude des pouvoirs publics tunisiens, qui conduit à une spirale de pratiques en contradiction totale avec la loi tunisienne.
Selon AI, les détenus se voient refuser le plus souvent le droit d’être examinés par un médecin et sont exposés, parfois pendant des semaines, au risque d’être torturés pour l’extorsion des aveux. Pourtant, estime AI, les aveux, ou tout autre élément de preuve, obtenus sous la torture doivent être considérés comme irrecevables par les tribunaux.
Bien plus, révèle l’organisation de défense des droits humains, ceux (avocats, médecins avocats, journalistes) qui défendent ces droits, se heurtent régulièrement à des mesures d’intimidation et de harcèlement.
Par ailleurs, indique AI, le règne de l’injustice a fait son lit dans les prisons tunisiennes où l’hygiène et la salubrité ne sont pas les choses les mieux protégées.
AI dénonce également, la détention en isolement cellulaire qui proscrit les soins médicaux adéquats. C’est le cas notamment de 103 personnes, révèle l’organisation, condamnées à l’issue de procès collectif non équitables qui se sont tenus en 1992 à Bouchoucha et Bab Saadoun, deux quartiers de Tunis, la capitale.
Pour AI, les responsables d’actes de torture et d’autres atteintes aux droits humains doivent être traduits en justice pour que prenne fin le règne de l’injustice et de l’impunité. (apic/com/jv)
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