Entre asile et intégration

Suisse: Caritas parle de son engagement

Lucerne, 12 juin 2003 (Apic) Caritas suisse consacre sa nouvelle publication à l’Asile et à l’intégration en Suisse. Sous le titre «Migration: l’engagement de Caritas», l’oeuvre d’entraide catholique tente de faire passer un message: «Nous sommes tous solidaires».

On y apprend que les grands axes de l’engagement multiple de Caritas Suisse vont de l’hébergement des requérants d’asile à l’intégration des réfugiés statutaires et des autres étrangers, en passant par les consultations juridiques.

Ce dossier, sorti dans le cadre de la Journée des réfugiés, le 20 juin, propose également divers articles sur le «chemin de croix» des requérants d’asile en Suisse. Un chemin de croix qui est loin d’arriver à son terme, avec leur arrivée en Suisse. Bien au contraire. Entre l’incertitude liée à la finalité de la demande d’asile et les problèmes inhérents à la précarité et aux exigences quotidiennes de ce nouveau statut, la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Le cas d’Yvonne est illustratif. En Suisse depuis deux ans et demi, sa demande d’asile a été récemment rejetée. Depuis, cette congolaise de plus de 30 ans vit dans l’incertitude. Son pays étant déchirée par une guerre civile aux allures de serpent de mer. Autant dire que reconstruire sa vie en Suisse n’est finalement pas une sinécure, constatent les auteurs de la revue.

Le dossier de Caritas Suisse aborde également la question des enfants et des adolescents mineurs qui se trouvent obligés de fuir sans leurs parents, et la restriction de la loi à ce propos.

Ce dossier de Caritas vaut aussi par les nombreux témoignages qui édifient davantage sur ce qu’est la vie de certains requérants d’asile et autres réfugiés. C’est le cas de la famille N., (les deux parents et trois enfants) qui vit dans une chambre au foyer d’accueil de Malters. Cette famille a demandé asile en Suisse il y a un an, mais ne sait toujours pas si elle peut rester ou si elle doit retourner en Angola.

S’inspirer de l’évangile

Les Yogarajah quant à eux, ont fui le Sri Lanka il y a vingt ans. Après, quelques grèves de la faim et en raison de la situation politique dans leurs pays, les autorités reconsidèrent le rejet en 1983 de leurs premières demandes d’asile. Aujourd’hui, cette famille Tamoul vit dans le canton de Berne.

Le combat de Caritas c’est aussi, peut-on lire dans ce fascicule, d’améliorer la santé des migrants, de fournir à l’échelle internationale une aide aux abonnés des migrations économiques afin qu’ils «restent chez eux», et d’encourager autant que faire se peut, les retours volontaires. Mais si Caritas encourage les retours volontaires, c’est simplement parce que plus de 90% de demandes d’asile en Suisse sont rejetées.

Selon Jürg Krummenacher, directeur de Caritas suisse, le principe souverain de l’action de son organisation s’inspire de l’Evangile et de la doctrine sociale de l’Eglise, est l’intangibilité de la dignité humaine. (apic/caritas/jv)

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