Rome: Le procès de béatification de l’architecte espagnol Antonio Gaudì arrive au Vatican
Rome, 8 juillet 2003 (Apic) Le dossier du procès de béatification de l’architecte espagnol Antonio Gaudì (1852-1926) arrivera officiellement au Vatican le 9 juillet 2003. Le postulateur de la cause, l’archevêque de Barcelone ainsi que le président de l’association pour la béatification du célèbre artiste catholique, seront à cette occasion au Vatican pour la cérémonie d’ouverture.
Le cardinal portugais José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, présidera l’ouverture officielle de la phase vaticane du procès. Cet événement sera marqué par la signature du décret qui reconnaît la validité de la phase diocésaine – terminée le 13 mai dernier – et qui accepte la poursuite du procès.
Interrogée par I’Apic, Silvia Correale, postulateur de la cause de béatification d’Antonio Gaudì, a affirmé que la prochaine étape consistera à rédiger une nouvelle « positio », sorte de thèse présentant le candidat à la sainteté. Ensuite, il faudra trouver un miracle dû à l’intercession du futur bienheureux. Pour le moment, « aucune guérison inexplicable n’a encore été trouvée ».
D’origine espagnole, Antonio Gaudì est mondialement connu pour avoir été la plus prestigieuse des figures de l’architecture espagnole. Né à Reus, en Catalogne, il obtient son diplôme en 1878 à Barcelone où il centre son activité. Grand designer, il est, de son vivant, admiré et controversé pour l’audace et la singularité de ses innovations. Célibataire et sans vie sociale, il priait tout le temps et vivait sur ses chantiers. Il est mort renversé par un tramway en 1926.
Le 7 novembre 1982, alors qu’il était dans la cathédrale de la « Sagrada Familia » à Barcelone – une des oeuvres de Gaudì, à laquelle il a consacré 42 années de sa vie et qu’il n’a toutefois pas eu le temps de terminer -, Jean Paul II était resté en admiration devant le monument et avait alors rendu hommage à l’inspiration d’un « maître génial ».
La proposition de béatifier Gaudì remonte à 1929, mais n’a pris un tour formel qu’en 1998, lorsqu’une association spécialement créée a fait aboutir une requête à l’archevêque de Barcelone, le cardinal Ricard Maria Carles. Le feu vert avait alors été accordé par le Vatican, avec une célérité à la mesure de son « intérêt à ce qu’il existe des saints laïcs », avait expliqué à l’époque le cardinal Carles. (apic/imedia/pr)
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