«Rôle central du christianisme et contributions d’autres religions»
Genève, 2 septembre 2003 (Apic) Le Conseil oecuménique des Eglises (COE) a demandé le lundi 1er septembre que le «rôle central du christianisme et les contributions d’autres religions» à l’histoire et à la civilisation européenne soient reconnus dans la Constitution de l’Union européenne. Pour le COE, à l’instar du pape Jean Paul II, le christianisme est trop important dans l’histoire de l’Europe pour ne pas être mentionné dans la Constitution, dont les négociations d’approbation vont débuter en octobre.
Cet appel figure dans une déclaration publiée par le Comité central du COE, organe directeur de l’organisation qui regroupe plus de 340 Eglises protestantes, anglicanes et orthodoxes, réuni à Genève du 26 août au 2 septembre.
«C’est un fait de l’histoire que le christianisme a joué un rôle immense, un rôle central dans l’histoire de l’Europe», a souligné le président du Comité central, le catholicos Aram ler, de l’Eglise apostolique arménienne.
Un projet de Constitution de l’UE rédigé par une Convention de politiciens européens présidée par l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing a été soumis à un sommet de l’UE en juin. Une des questions les plus discutées par la Convention a été de savoir si la Constitution devait faire référence explicite à l’héritage chrétien.
Plusieurs responsables d’Eglise, dont le pape Jean Paul II, ont demandé qu’une telle référence figure dans la Constitution. Cependant, dans la version actuelle, le Préambule fait référence aux «héritages culturels, religieux et humanistes» de l’Europe. Il appartiendra aux gouvernements de l’UE de se prononcer sur le texte final de la Constitution durant des négociations qui vont commencer en octobre. La Constitution devrait rationaliser l’UE des 15 nations pour qu’elle puisse faire face à l’arrivée de 10 nouveaux Etats membres l’an prochain.
Mise en garde contre de nouvelles divisions
Dans sa déclaration, le COE a mis en garde contre «les risques de nouvelles divisions suivant les lignes de fracture historiques, religieuses, ethniques et économiques en Europe et opposant à la fois les cultures chrétiennes orientale et occidentale et le christianisme et l’islam».
Peter Weiderud, directeur de la Commission des Eglises pour les affaires internationales du COE, a fait remarquer que lorsque l’UE s’est prononcée l’an dernier sur l’élargissement, presque tous les pays candidats majoritairement catholiques romains et protestants ont été acceptés, alors que les pays à majorité orthodoxe et musulmane, à l’exception de Chypre, ont été priés d’attendre. SH
Encadré
Genève: Le COE exhorte les Eglises à dénoncer la violence au Zimbabwe
Le Comité central du COE a exhorté le 1er septembre ses 342 Eglises membres à dénoncer la violence au Zimbabwe. Jusqu’à récemment, de nombreuses Eglises avaient gardé le silence face aux violations perpétrées dans le pays par les partisans du président Mugabe. Cet été, le Conseil des Eglises du Zimbabwe a présenté des excuses à la population du Zimbabwe pour n’avoir pas assez protesté contre les violations des droits de la personne.(apic/eni/sh)
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