Paris: Béatification le 9 novembre à Rome de Soeur Rosalie Rendu
Paris, 9 septembre 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II béatifiera le 9 novembre à Rome Soeur Rosalie Rendu (1786 – 1856), qui a consacré sa vie au service des plus pauvres dans le Paris de première moitié du XIXe siècle. Au moment de sa mort, elle reçut l’hommage unanime de toute la presse parisienne, y compris la plus anti-cléricale.
C’est entre la Rue de l’Epée de bois et la Rue Mouffetard que Soeur Rosalie a exercé son charisme auprès des miséreux, victimes, à l’époque déjà, d’une économie ultra-libérale. Ses quelque 50 ans d’apostolat la verront notamment soigner les victimes du choléra, recueillir les blessés de tous les bords sur les barricades des communards, ou encore plaider la clémence à l’heure de la répression.
L’engagement de la religieuse, qui est passée outre une santé fragile, lui a gagné l’estime des prolétaires comme des bourgeois. Elle a été décorée, bien qu’elle eut souhaité la refuser, de la Croix de la Légion d’Honneur en 1852, par Napoléon III.
Biographie
Jeanne Marie Rendu est née à Confort dans le département de l’Ain en France, le 9 septembre 1786. Elle est l’aînée de 4 filles. Ses parents sont des petits propriétaires montagnards à la vie simple, mais qui jouissent d’une certaine aisance.
Le 25 mai 1802, elle a 16 ans et arrive à la Maison Mère des Filles de la Charité de St Vincent de Paul, située à l’époque rue du Vieux-Colombier à Paris. Le passage à la vie citadine du XIXe, et surtout à celle de novice, n’est pas sans difficulté et la jeune montagnarde connaît des sérieux problèmes de santé.
C’est pourquoi, elle est envoyée dans le quartier Mouffetard pour y être au service des pauvres. Elle y restera 54 ans. Pendant tout ce temps, elle n’a eu qu’un objectif: «traquer la misère pour rendre à l’homme sa dignité», selon les enseignement de St Vincent de Paul, fondateur de son ordre. En 1807, elle prononce ses voeux et prend le nom de Soeur Rosalie.
Pour répondre aux immenses besoins de son apostolat caritatif, Soeur Rosalie sait s’entourer de collaborateurs dévoués, efficaces et de plus en plus nombreux. Parmi les jeunes venus offrir ses services, il y a Frédéric Ozanam et ses amis étudiants. Ozanam est à l’origine de la création des Conférences St Vincent de Paul. Epuisée par un demi-siècle de dévouement, Soeur Rosalie meurt en 1856, quasi aveugle, des suites d’une brève maladie.
Au cimetière Montparnasse, à Paris, sa tombe a été conservée et des mains anonymes continuent de la fleurir. Une avenue porte son nom ainsi qu’une paroisse dans le XIIIème arrondissement. Une messe d’action de grâces sera célébrée le dimanche 16 novembre à Notre-Dame par le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris. (apic/com/sh)
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