Rome Mgr Jean-Louis Tauran déplore à la faillite de l’accord avec la Géorgie
Rome, 21 septembre 2003 (Apic) Mgr Jean-Louis Tauran, secrétaire du Saint- Siège pour les relations avec les Etats, déplore, dans une déclaration publiée le 20 septembre par le Vatican, l’échec de la signature d’un accord bilatéral entre le Vatican et la Géorgie sur la reconnaissance juridique de la petite communauté catholique de ce pays. Il impute la responsabilité de cet échec à l’attitude de l’Eglise orthodoxe de Géorgie.
Arrivé à Tbilissi, capitale de la Géorgie, le 18 septembre, Mgr Jean-Louis Tauran devait signer un accord avec le gouvernement concernant la reconnaissance juridique de la petite communauté catholique du pays qui rassemble moins de 2% de la population et qui se répartie entre les rites latin, arménien et chaldéen.
Dans une déclaration publiée par la salle de presse du Vatican, le secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, «regrette que l’objet de sa visite, n’ait pas pu se réaliser en raison d’un changement d’avis, au dernier moment, des autorités géorgiennes». «C’est la communauté catholique de ce pays – vers laquelle va toute notre solidarité – qui souffrira de cette absence, a-t-il précisé, parce qu’elle reste privée de toute garantie juridique».
Accusations contre l’Eglise orthodoxe
Mgr Tauran, dans cette déclaration, utilise alors des termes forts en affirmant que «la délégation du Saint-Siège s’est, en outre, sentie gravement blessée par l’attitude de l’Eglise orthodoxe géorgienne, laquelle a diffusé des informations qui ne correspondent pas à la vérité, alors qu’il lui a été manifesté plusieurs fois la disponibilité de l’informer du cours des tractations». Jeudi 18 septembre, le patriarche de cette Eglise orthodoxe autocéphale, Ilia II, était apparu à la télévision pour dénoncer «le danger d’un tel accord pour la stabilité de la région».
Dans le quotidien italien catholique, «Avvenire», en date du 21 septembre, le Nonce apostolique en Géorgie, Mgr Claudio Gugerotti, affirme «il s’agit d’un accord de principe qui n’entre pas dans les détails. Simplement, le gouvernement s’engage à reconnaître la personnalité juridique de l’Eglise catholique en Géorgie, et cela sans modifier aucune des normes législatives en vigueur».
«Ces événements, ajoute Mgr Tauran, ne manqueront pas de causer de grandes souffrances à au pape Jean Paul II, lequel, à l’occasion de sa visite en novembre 1999, avait invité tous les habitants du pays, et en particulier les chrétiens, à collaborer de manière unie dans la reconstruction morale de cette grande nation».
Il exprime enfin l’espérance du Saint-Siège que la Géorgie «membre d’importantes conventions internationales sur les droits de l’homme, sache remédier à une situation aussi fâcheuse».(apic/imedia/sh)
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