Tribut payé très cher à l’indépendance

Encadré:

La Guinée, d’une superficie de 245’860 km2, et ouvert sur l’Atlantique par une côte de 300 kilomètres, partage des frontières communes avec 6 pays: Guinée Bissau, Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Libéria et Sierre Leone. Le pays est potentiellement riche. Son sol est très généreux, et ses ressources minières considérables. Malgré cela, la Guinée fait partie des pays les moins avancés. Il faut sans doute en chercher la raison dans l’enchaînement de deux causes.

D’abord, en 1958, lorsque le général de Gaulle proposa aux colonies françaises d’Afrique le choix entre l’indépendance et l’appartenance à la communauté franco-africaine. Sekou Touré opta pour la première et fut massivement approuvé quelques semaines plus tard par un référendum. La France fit payer très cher ce choix.

La politique de Sekou Touré ensuite, marquée par la centralisation, la collectivisation et l’autoritarisme, amena le pays à l’isolement et au sous-développement. Une semaine après la mort de Sekou Touré, le 26 mars 1984, le pays, par un coup d’Etat, conduisait le colonel Lansana Conté à la présidence. (apic/cip/pr)

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