Rome: Assemblée du Conseil pour l’Unité des chrétiens
Rome, 17 novembre 1995 (APIC) Le pape entend renforcer et approfondir l’engagement de l’Eglise catholique sur la voie de l’oecuménisme. C’est dans ce sens qu’il a encouragé les participants de l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens (13-17 novembre), qu’il a reçus vendredi en audience au terme de leurs travaux.
La session, présidée par le cardinal Cassidy, clôture une année particulièrement riche sur la plan oecuménique. « Votre réunion, a rappelé le pape, a lieu après la publication d’une série de documents importants sur l’oecuménisme et sur ses implications, au sein de l’Eglise catholique comme dans nos relations avec nos frères des autres Eglises et Communautés ecclésiales dont nous apprécions grandement l’engagement chrétien. Nous désirons toujours plus de contacts avec elles pour nous acheminer ensemble vers le grand Jubilé de l’an 2000 ».
Recherche de l’unité et renouveau vont de pair
L’assemblée a d’abord fait le point sur le « Directoire pour l’application des principes et des normes sur l’oecuménisme » publié en 1993. « Un guide sûr et éclairant pour tous les catholiques », a dit le pape, et qui favorisera la marche vers l’unité « dans l’harmonie et par des voies qui peuvent réellement conduire à ce but ».
Jean-Paul II entend encourager cette perspective: « Pour ma part, trente ans après la promulgation du décret conciliaire « Unitatis Redintegratio », j’ai voulu renforcer et approfondir cette orientation en publiant l’encyclique « Ut unum sint », pour réaffirmer la validité des principes établis par le Concile pour l’engagement oecuménique de l’Eglise catholique et pour redire la détermination de l’Eglise catholique à continuer sur cette voie jusqu’au but recherché ».
Après avoir observé que « l’expérience a montré que l’effort de renouveau de l’Eglise et l’effort oecuménique sont inséparables », le pape a rappelé que la « réception active » des orientations de Vatican II est plus que jamais nécessaire: « L’application du Directoire, a-t-il dit, doit conduire à l’assimilation de ses orientations dans toute l’Eglise catholique, surtout dans les régions où les situations politiques et sociales, voire les tensions religieuses, n’en ont pas jusqu’ici donné la possibilité ».
Le rôle essentiel des commissions pour l’oecuménisme
Un autre sujet abordé durant la session a été la formation oecuménique dans les séminaires et les facultés de théologie. Le pape a affirmé que « ces formations ne peuvent se limiter à un simple cours d’information sur le mouvement oecuménique »: la dimension oecuménique doit être présente « dans l’enseignement des différentes disciplines, en recourant à une méthode interdisciplinaire ». Car face à un « enjeu essentiel », il convient d’éviter des initiatives « irréfléchies et simplistes ».
Un troisième axe de travail a concerné le rôle des commissions pour l’oecuménisme des Conférences épiscopales. Ces structures sont une « condition nécessaire » si l’on veut que les relations oecuméniques ne se réduisent pas à des contacts plus ou moins superficiels, a dit le pape. Il a ici invité les membres du Conseil pontifical à « attirer l’attention des évêques diocésains et des Conférences épiscopales sur le service que ces commissions ont rendu à la recherche de l’unité et qu’elles doivent continuer à rendre dans les nouvelles situations rencontrées, particulièrement dans certains milieux où il s’agit d’une véritable urgence ».
Une coopération à approfondir
L’assemblée a enfin fait le point sur l’état des relations de l’Eglise catholique avec les autres Eglises et Communautés ecclésiales. « Les convergences réalisées, a observé le pape, sont un véritable don de Dieu pour lequel nous devons le louer », car « des progrès substantiels » ont été réalisés. Il faut aller plus loin, a-t-il ajouté, car c’est dans un incessant approfondissement que l’on pourra parvenir à un véritable accord touchant les questions de foi.
Dans cette ligne, Jean-Paul II a encouragé le Groupe mixte de travail avec le Conseil Oecuménique des Eglises (COE), qui « organise la coopération dans les différents domaines où nous sommes invités à réaliser ensemble ce que la foi ne nous oblige pas à faire séparément. Les résultats obtenus renforcent notre volonté de poursuivre l’effort, dans une ferme confiance en Dieu qui guide ses fils vers la réalisation de son dessein dans l’histoire des hommes, par des voies mystérieuses, parfois difficiles et dures, sur lesquelles s’étend l’ombre de la Croix, annonciatrice de l’aube du jour de la Résurrection ». (apic/jmg/pr)
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