Rome: Canonisation de trois bienheureux, le 5 octobre sur la place Saint- Pierre
Rome 30 septembre 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II canonisera trois bienheureux le 5 octobre sur la place Saint-Pierre. Les futurs saints ont tous vécu au XIXe siècle. Il y a le premier missionnaire de la Société du Verbe divin en Chine, le fondateur de cette même société et le fondateur des comboniens, premier évêque d’Afrique centrale.
Josef Freinademetz (1852-1908), Autrichien, est né dans le sud des Alpes tyroliennes, dans une famille catholique pratiquante. ’Ujoep’ – comme le surnomment alors ses amis – rentre au séminaire très tôt, ayant rapidement l’intention de devenir missionnaire.
Pour cela, il apprend sept langues différentes, ce qui ouvre largement son esprit à d’autres cultures. Une fois ordonné prêtre pour son diocèse, il décide de rentrer dans la Congrégation des missionnaires du Verbe divin à peine fondée, qui l’envoie en Chine en 1879. Il devient ainsi le premier missionnaire de la congrégation.
Le Père Josef arrive dans la province du Shantung, où vivent 12 millions de Chinois, dont seulement 158 sont baptisés. Il comprend rapidement que s’il veut être missionnaire, il doit d’abord se faire « Chinois parmi les Chinois ». Pour cela, il refuse notamment de devenir évêque de Hong Kong. Il est mort après avoir soigné des malades victimes d’une épidémie de typhus, exhaussant ainsi son désir de « mourir au milieu des Chinois, et d’être enterré au milieu d’eux ».
Alors que les canonisations de 120 martyrs catholiques en Chine, le 1er octobre 2000, sont toujours un important obstacle au dialogue entre Rome et Pékin, on précise au Vatican que cette canonisation est accueillie « avec joie » dans le Shantung.
Le fondateur des verbites
Arnold Janssen (1837-1909), originaire de la Basse Rhénanie en Allemagne, est quant à lui le fondateur de la Société du Verbe divin, les ’verbites’, et qui fut à ce titre le supérieur de Josef Freinademetz. A l’époque de la « Kulturkampf » – lutte contre la culture conduisant à des mesures anti- catholiques – lancée par le chancelier Otto von Bismarck, le bienheureux Arnold Janssen décide de lancer en 1875 un institut missionnaire au Pays- Bas.
Après de nombreuses difficultés, les premiers membres arrivent, parmi lesquels Josef Freinademetz. Outre les premiers membres de langue allemande se sont ensuite rapidement joints des Néerlandais et des Américains. L’institut fût reconnu par le Saint-Siège sous le nom de Société du Verbe divin (SVD). Aujourd’hui, cette congrégation oeuvre dans le monde entier, avec plus de 6’000 membres, prêtres et frères laïcs.
Le fondateur des comboniens
Daniel Comboni (1831-1881) est né à Brescia en Italie, dans une famille de paysans pauvres. Après avoir découvert sa vocation au sacerdoce, il rentre au séminaire de Vérone où il est attiré par les témoignages des missionnaires qui reviennent du continent africain. En 1854, Daniel Comboni est ordonné prêtre et trois ans après il part pour l’Afrique avec cinq autres missionnaires.
Basé à Khartoum, au Soudan, il connaît alors les vicissitudes des missionnaires, dont un grand nombre meurt à ses côtés à cause de la fatigue ou de la maladie. Mais le Père Comboni est décidé à rester et garde pour devise, « ou l’Afrique ou la mort ».
Rentré en Italie pour susciter des vocations, il lance un programme missionnaire visant à « sauver l’Afrique ». C’est alors qu’il fonde, en 1867, l’institut masculin qui prendra plus tard le nom des missionnaires comboniens, puis la branche féminine, cinq ans plus tard.
Au cours du Concile Vatican I, il réussit à faire souscrire à 70 évêques une pétition en faveur de l’évangélisation de l’Afrique centrale. En 1877, il est nommé vicaire apostolique de l’Afrique centrale, puis consacré évêque un mois plus tard.
En 1880, Mgr Comboni revient en Afrique, pour la huitième et dernière fois. Il meurt en effet l’année suivante, éprouvé par la fatigue, les accusations et les calomnies. Le miracle reconnu pour sa canonisation, en 2002, concerne une musulmane du Soudan, Lubna Abdel Aziz, qui guérit miraculeusement grâce à l’intercession du bienheureux Comboni en 1997. Avec ces trois nouveaux saints, Jean Paul II aura canonisé dimanche prochain, 477 saints, dont 402 martyrs et 75 confesseurs. (apic/imedia/sh)
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