Rome: Coup d’envoi des célébrations du 25e anniversaire du pontificat de Jean Paul II
Rome, 16 octobre 2003 (Apic) Il y a 25 ans jour pour jour, Karol Wojtyla, venu de Pologne, était élu pape. A Rome, les voeux et les pèlerins affluent pour rendre hommage à Jean Paul II.
La célébration du XXVème anniversaire du pontificat de Jean Paul II a commencé le 15 octobre déjà dans la salle du synode du Vatican par une rencontre des cardinaux, des présidents des conférences épiscopales, des chefs des dicastères de la Curie romaine et des patriarches des Eglises orientales. L’ancien préfet pour la Congrégation des évêques, le cardinal béninois Bernardin Gantin, s’est exprimé, pour rappeler le voyage du pape à Puebla en 1979. Il a estimé que la pape avait alors eu une «présence urgente, apaisante et éclairante» face à la théologie de la Libération, «alors tentaculaire, avec ses dangereuses métastases».
149 cardinaux, sur un total de 164, ont répondu présents à l’invitation de Jean Paul II, ainsi que sept patriarches, 108 présidents de Conférences épiscopales, une dizaine de chefs de dicastères, et 28 des 30 prélats que le pape devrait créer cardinaux le 21 octobre prochain.
Au cours de cette rencontre, introduite par le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et doyen du Collège des cardinaux, le cardinal béninois Bernardin Gantin et le cardinal Jean-Marie Lustiger ont pris la parole pour rendre hommage à Jean Paul II.
L’intervention du cardinal Gantin portait sur le ministère du Pape – le ministère pétrinien – et la communion dans l’épiscopat. «Le ministère pétrinien, a souligné le cardinal, consiste à confirmer dans la foi les évêques, les prêtres, les fidèles laïcs et les candidats au baptême».
Les mises au point du cardinal Gantin
A titre d’exemple, le cardinal béninois a évoqué le premier voyage de Jean Paul II en janvier 1979, lorsqu’il se rendit à la réunion plénière de l’épiscopat latino-américain à Puebla, au Mexique, en soulignant «la présence urgente, apaisante et éclairante» du pape, face à la théologie de la Libération, «alors tentaculaire, avec ses dangereuses métastases».
L’ancien préfet pour la Congrégation des évêques a évoqué par ailleurs la primauté du pape comme «une grâce avant d’être même une juridiction». «Le ministère pétrinien, c’est profondément le service de Pierre rendu à toute l’Eglise, à commencer par les évêques auxquels sont unis les communautés diocésaines et paroissiales», a-t-il affirmé. «Pierre est unique, a-t-il renchéri. Si André est le premier appelé, Pierre est le «chef d’orchestre» chargé de convertir les autres».
Le cardinal Gantin a encore répondu à une critique souvent exprimée à l’égard de Jean Paul II, selon laquelle, vu ses longues absences de Rome, il ne connaîtrait pas suffisamment la Curie romaine et la négligerait, en assurant son public du contraire. «Il faut qu’on cesse de dire ou de croire que la Curie n’est pas en communion parfaite avec le pape et ses directives», s’est-il exclamé. Il a assuré par ailleurs que c’est le pape seul qui nomme chaque évêque, tout en évoquant la complexité des enquêtes et des dossiers qui constituent la préparation des nominations. «Il faut que cessent les idées reçues mais fausses selon lesquelles c’est le cardinal préfet de la Congrégation, ou le nonce apostolique, ou quelque personnage influent qui nomme les évêques», s’est-il écrié, même si «les uns et les autres ont leur rôle respectif à jouer dans la longue chaîne des responsables intermédiaires».
Pour conclure, le cardinal Gantin a assuré que Jean Paul II ne renoncera pas à sa charge. «Les papes ne prennent pas de retraite, a-t-il enfin estimé, étant choisis pour être serviteurs à vie». (apic/imedia/pr)
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