Il invite l’Eglise à suivre Jean Paul II dans son combat

Rome: Le cardinal Lopez Trujillo dénonce durement la politique familiale internationale

Rome, 17 octobre 2003 (Apic) Le cardinal Alfonso Lopez Trujillo a durement critiqué la politique familiale internationale, le 17 octobre devant les quelque 300 cardinaux, patriarches et évêques réunis ces jours-ci au Vatican. Le prélat colombien a invité l’Eglise à suivre l’enseignement de Jean Paul II dans son combat contre une « conspiration » des Etats.

« L’homme doit-il rester impuissant face au drame de la déshumanisation? Doit-il se rendre face à une culture qui, alors qu’elle paraît l’exalter, lui vole sa dignité humaine, et le traite comme un instrument et un objet ? »: telles sont les questions qui constituent, selon le cardinal Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, les principaux défis de l’Eglise du troisième millénaire.

L’archevêque a dressé un sombre tableau de la situation de la famille, « institution naturelle » dont il est chargé depuis 13 ans au Vatican de sauvegarder l’identité originelle. La famille est devenue pour beaucoup la négation de la liberté et le lieu de l’esclavage pour la femme, a-t-il déploré. Les enfants sont aujourd’hui considérés comme étant « une charge pesante », la fidélité comme « une chimère », et devient même, a-t-il ajouté, un obstacle pour l’homme et la femme « de devenir vraiment des personnes humaines ».

« Conspiration des parlements » face aux droits fondamentaux

« Nous assistons à une conspiration des parlements, ainsi qu’à la pression et à certaines ambiguïtés (.) qui finissent par proclamer d’autres droits humains, substitutifs à ceux qui sont fondamentaux », a affirmé le cardinal Lopez Trujillo en espagnol. Selon lui, la société a été « massifiée et dépersonnalisée, se voulant inhumaine et déshumanisante ».

Mais, a poursuivi le prélat, « la vigueur de la famille, fondée sur le mariage et la fidélité, est la meilleure réponse à ceux qui assurent l’extinction de cette institution naturelle et qui voudraient la substituer par d’autres modèles ». Par ailleurs, a-t-il ajouté, « face aux tentatives de démonter la structure familiale pièce par pièce, l’enseignement du pape est une barrière morale d’autorité reconnue, même par ceux qui ne partagent pas notre foi ».

Maintien de la doctrine familiale par Jean Paul II

Rendant ainsi hommage aux 25 années de pontificat de Jean Paul II, le cardinal Lopez Trujillo a insisté non seulement sur « son bagage académique », mais aussi sur « son témoignage et sa sollicitude pastorale ». « Au cours de son ministère, le pape a maintenu la fraîcheur de la doctrine de l’Eglise face aux défis graves et croissants auxquels doit faire face aujourd’hui la famille ».

Pour le cardinal Lopez Trujillo, l’enseignement de l’Eglise doit rester dans la ligne de la pensée de Jean Paul II. Il a notamment insisté sur l’importance de bien préparer les évêques et les personnes qui travaillent dans la pastorale familiale, « à faire face à des défis si complexes et exigeants ». « Face aux phénomènes qui détériorent progressivement la famille par l’intermédiaire de lois iniques, l’enseignement du pape constitue une conscience critique », a-t-il conclu. (apic/imedia/bb)

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