Etats-Unis: Le futur évêque anglican homosexuel invite les anglicans à rester unis
Manchester, 27 octobre 2003 (Apic) Gene Robinson, qui deviendra le 2 novembre le premier évêque anglican ouvertement homosexuel, a lancé un appel à l’unité. Son ordination risque en effet de provoquer un schisme dans la Communion anglicane en raison de l’opposition de plusieurs primats, notamment africains, à l’intégration des homosexuels dans le clergé.
« La question de l’homosexualité ne doit pas nous élever les uns contre les autres ». C’est ce qu’a déclaré le chanoine Robinson ce week-end lors d’une conférence-débat retransmisse par satellite depuis l’Université de Manchester, aux Etats-Unis. La rencontre, qui a réuni quelque 250 personnes, a été organisée par l’association homosexuelle chrétienne LGCM (Lesbian and Gay Christian Movement). Les organisateurs ont souhaité par ce biais sensibiliser la Communion anglicane à la condition des homosexuels dans l’Eglise.
Gene Robinson souligne que son ordination ne doit pas nécessairement provoquer un schisme. « Nous irons beaucoup plus loin en restant unis », insiste le futur évêque, répondant ainsi à la récente désapprobation de son ordination par Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry et Primat de la Communion anglicane.
Sous la protection du FBI
Depuis la confirmation de son ordination, Gene Robinson à reçu tellement de menaces de mort de la part de chrétiens opposés aux homosexuels, que le FBI – la police fédérale – l’a mis sous sa protection 24 heures sur 24. Ces menaces sont prises extrêmement au sérieux par la police, en raison de la montée du fondamentaliste chrétien violent aux Etats-Unis, indique le 27 octobre le quotidien britannique « The Telegraph ».
Le FBI a demandé à Gene Robinson de ne pas se déplacer à la conférence de ce week-end car sa sécurité « ne pouvait pas être assurée », a estimé la police. Le chanoine a passé outre, précisant toutefois que « le diocèse de New Hampshire a besoin d’une nouvel évêque, pas d’un nouveau martyre ». « The Telegraph » souligne que si le futur évêque a reçu nombre de lettres d’injures, notamment en provenance des Etats-Unis et d’Angleterre, beaucoup de messages de soutien lui sont également parvenus. (apic/telegraph/sh)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse