Réponse du Premier ministre israélien au pape

Israël: Sharon ne veut pas construire des ponts de paix avec les cadavres des Israéliens

Rome, 20 novembre 2003 (Apic) Le Premier ministre israélien Ariel Sharon ne veut pas construire des ponts de paix avec des cadavres israéliens. Sharon répond ainsi au pape Jean Paul II, à propos de son intervention faite dimanche sur le mur dit de sécurité en Israël.

Les paroles prononcées dimanche par le pape Jean Paul II lors de l’Angélus font décidément réagir. Lundi déjà, le Prix Nobel de la paix Elie Wiesel avait regretté que Jean Paul II mélange « la condamnation du terrorisme à une critique du mur de sécurité israélien qui, selon lui, est « une oeuvre de pure auto-défense ». Jeudi, c’est au tour du Premier ministre Sharon de répondre au pape

« Personne ne peut s’abandonner à la tentation du découragement et de la rétorsion », avait lancé le pape lors de l’Angélus, au lendemain de l’attaque terroriste contre deux synagogues à Istanbul, en Turquie. Le pape avait en outre affirmé que « la Terre Sainte n’a pas besoin de murs, mais de ponts ».

« On ne construit pas des ponts de paix avec les cadavres des Israéliens », a répondu Sharon en réponse aux critiques de Jean Paul II concernant ce mur aujourd’hui qualifié par nombre d’observateurs « de mur de la honte ».

Interrogé à la fin de sa visite officielle en Italie par le quotidien italien « Corriere della Sera » en date du 20 novembre, Ariel Sharon répondre aux propos tenus par le Jean Paul II: « J’ai toujours admiré le pape et tout ce qu’il a fait pour les rapports entre l’Eglise et Israël ». « Quand le Vatican m’a demandé d’arrêter la construction de la Mosquée de Nazareth, juste à côté de la basilique de l’Annonciation, je suis intervenu tout de suite ».

Selon Sharon, « même Rome ressemble à Jérusalem, le Vatican aussi est entouré de hauts murs ». Il a encore relevé que « la « barrière défensive » n’est pas politique. Selon lui, elle n’a rien à voir avec « les futures frontières entre les Israéliens et les Palestiniens ». « Si nous arrivons à la paix, cette barrière ne dictera pas l’emplacement des frontières ». (apicimedia/pr)

Inde: L’Eglise indienne soutient la demande de décentralisation de l’autorité du pape

La Curie romaine au détriment des Eglises locales

Cochin, 20 novembre 2003 (Apic) L’Eglise catholique en Inde soutient la demande de décentralisation de l’autorité du pape lancée par le cardinal Varkey Vithayathil, archevêque majeur d’Ernakulam-Angamaly, un archidiocèse indien de rite syro-malabar.

Le cardinal Varkey Vithayathil a demandé que les Conférences épiscopales jouissent d’un plus grand pouvoir et plaidé pour une décentralisation de l’autorité du pape. Les responsables de l’Eglise indienne ont apporté leur soutien à cette requête parue dans un journal archidiocésain indien.

L’Eglise indienne est contrainte de « dépendre de la Curie romaine dans trop de domaines ». Dans une interview, le cardinal Vithayathil estime que la plus grande faiblesse de l’Eglise catholique réside dans la manière dont l’autorité papale est exercée, à savoir sans la participation de ceux qui sont concernés.

Pour l’archevêque majeur d’Ernakulam-Angamaly, cette manière de faire est en contradiction avec la doctrine du Concile Vatican II. « Une plus grande collégialité et des consultations entre les évêques et les prêtres au sujet des affaires de l’Eglise » sont nécessaires, a-t-il insisté.

Président de la Conférence des évêques catholiques d’Inde, Mgr Cyril Malancharuvil, archevêque de Trivandrum, a abondé dans le même sens: les conférences épiscopales devraient avoir plus de pouvoir afin d’affermir les Eglises locales. La décentralisation ne signifie pas à ses yeux la division, mais une Eglise plus unie et plus participative. (apic/cns/be)

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